Iter, naissance officielle d'un projet de titans
Iter, naissance officielle d'un projet de titansLa cérémonie de signature du projet de réacteur expérimental a eu lieu ce matin à l'Elysée. Un chantier de 10 milliards d'euros unissant sept pays. L'objectif : reproduire sur Terre les réactions intervenant au coeur du soleil - et trouver par là une solution durable aux problèmes énergétiques.
Les sept partenaires internationaux du programme de fusion thermonucléaire Iter ont signé ce mardi l'acte de naissance officiel de ce projet de 10 milliards d'euros qui vise à fournir dans plusieurs décennies une énergie propre et illimitée. Cette cérémonie a mis un point final à dix ans d'âpres négociations, qui ont débouché en juin 2005 sur le choix du site français de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône. La signature a eu lieu à l'Elysée à l'invitation de Jacques Chirac en présence de représentants des participants : Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Russie et Union européenne, plus l'Inde qui s'est jointe en décembre 2005.
Le programme Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor) doit permettre des recherches sur la fusion nucléaire, une solution de rechange à la fission, en visant à reproduire les réactions intervenant au coeur du soleil. La construction du réacteur prendra dix ans et sa mise en exploitation est attendue pour 2018. Les scientifiques espèrent aboutir à une production industrielle dans une quarantaine d'années, correspondant à l'épuisement des réserves prouvées de pétrole.
Apres négociations : Au cours des longues négociations entre les partenaires, la question la plus délicate a été le choix du site d'accueil du réacteur, Tokyo ayant défendu jusqu'au bout son propre site de Rokkasho-mura.
Les partenaires ont déjà paraphé en mai à Bruxelles les accords qui définissent le statut d'Iter, la répartition des rôles et le financement de chacun. L'Union européenne est le principal contributeur du projet, finançant 50% (dont 10% pour la France) des 4,6 milliards d'euros du coût de construction et 34% (dont 7% pour la France) de l'exploitation, de la maintenance (4,8 milliards d'euros) et du démantèlement (0,5 milliard d'euros), selon les chiffres publiés par la France.
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