Les interdictions de stade vont doubler

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

   Les interdictions de stade vont doubler

Les associations de supporters ne condamnant pas les actes racistes seront automatiquement dissoutes, a déclaré mardi Nicolas Sarkozy. Les clubs qui ne se conformeront pas à ces obligations seront condamnés par la Ligue à faire jouer leurs matches à huis clos, a-t-il précisé.

Nicolas Sarkozy a prévenu mardi à l'Assemblée  nationale que les "associations de supporteurs qui ne se désolidariseront pas de  mouvements racistes ou d'actions violentes seront immédiatement dissoutes",  conformément à la loi de 2006 dont les décrets d'application seront publiés  d'ici au 1er décembre. Répondant à une question du député UMP de Paris Claude Goasguen sur la mort  d'un supporteur du PSG tué par un policier à l'issue du match qui opposait jeudi  le PSG au Hapoël Tel-Aviv, le ministre de l'Intérieur a confirmé que seuls les  supporteurs ayant acheté leur billet "par l'intermédiaire d'une association de  supporteurs agréée et dont la responsabilité sera engagée" pourront pénétrer  dans le stade. "Et donc la tribune Boulogne (du parc des Princes) sera partiellemement  vide", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

Mais le ministre a aussi tenu à souligner qu'il ne voulait "pas procéder à l'amalgame entre l'immense majorité des supporteurs dans un stade de 46.000 places et quelques dizaines d'individus qui sont racistes. Les supporteurs à problème font partie d'associations de fait, dites indépendantes". Nicolas Sarkozy a fait valoir que "c'était la première fois qu'une telle décision était prise dans le pays". Il a aussi confirmé que le préfet de police de Paris "doublerait les interdictions administratives et judiciaires". Et d'ajouter : "Il y en avait 71. Il faut faire attention parce que c'est quelque chose de nouveau dans le droit administratif français et je dis à ceux qui en demandaient plus que cela ne s'était jamais fait", a-t-il dit.

Le football doit rester "un spectacle familial" :  "Cette mesure est si importante qu'il convient d'en faire une application  ciblée", a insisté Nicolas Sarkozy. Le ministre a annoncé d'ici au "1er décembre" la publication des décrets  d'application de la loi de 2006 destinée à réprimer les violences dans les  stades et prévoyant plus particulièrement la dissolution des groupes de  supporteurs.  Nicolas Sarkozy a enfin souligné qu'en accord avec le président de la Ligue de  football professionnel, Frédéric Thiriez, "les clubs qui ne se conformeront pas  à ces obligations seront condamnés par la Ligue à faire jouer leurs matches à  huis clos". Le ministre a déclaré craindre que  "le football ait à souffir beaucoup aujourd'hui de l'argent et  de l'excès d'argent pour tous. Et bien, c'est la punition. Nous voulons que le  football reste un spectacle familial".

Nicolas Sarkozy a aussi renvoyé la municipalité PS de Paris à ses responsabilités concernant le PSG, en soulignant qu'elle "subventionnait depuis des années" ce club et était représentée à son conseil d'administration. Répondant au député PS de Paris Christophe Caresche, également adjoint au maire de Paris chargé de la sécurité, le Premier ministre a jugé que l'élu ne "manquait pas d'aplomb de lui demander des comptes sur le fonctionnement d'une équipe" que la mairie parisienne "finance et co-dirige". Et d'ajouter : "Ce n'est pas parce que les supporteurs du PSG sont aussi victimes de la prise à partie d'un club, qui a le droit d'exister, par des minorités de racistes dont nous allons débarrasser le stade, que vous allez faire une polémique politicienne sur un sujet où vous devriez vous interroger davantage sur le bilan de la municipalité parisienne que sur le bilan du ministère de l'Intérieur", a conclu le ministre de l'Intérieur.

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