"C'est aux entreprises de mener leur projet", selon Breton
"C'est aux entreprises de mener leur projet", selon BretonLe ministre de l'Economie et des Finances a réagi, sur LCI, à la décision de justice qui reporte au printemps la fusion GDF/Suez. Pour lui, "le gouvernement n'a pas à décider de la fusion de tel avec tel". "C'est aux entreprises de mener leur projet, à personne d'autre", a-t-il déclaré.
Thierry Breton, le ministre de l'Economie et des Finances a déclaré mercredi sur LCI que "c'est aux entreprises de mener leur projet, à personne d'autre" et qu'il "appartient à GDF d'aller de l'avant" dans le projet de fusion avec Suez, compromis par une décision de justice. Interrogé après la décision de la cour d'appel de Paris de reporter le conseil d'administration de GDF, ce qui repoussera la fusion à 2007, Thierry Breton a déclaré que "le gouvernement n'a pas à décider de la fusion de tel avec tel".
"Il appartient à Gaz de France d'aller de l'avant en veillant scrupuleusement au droit", et à son président, Jean-François Cirelli, "de présenter à son conseil d'administration où tous ses actionnaires sont représentés, les modalités de telle ou telle fusion en respectant l'intérêt de tous les clients, tous les salariés et tous les actionnaires". Thierry Breton, a assisté en disant que c'est aussi "aux entreprises de définir leur calendrier". La décision de la cour d'appel de Paris de reporter le conseil d'administration de GDF, annoncée dans la nuit de mardi à mercredi, représente "quelques jours de délai", selon le ministre.
"En phase finale" du projet : Selon Gaz de France et plusieurs syndicats, cette décision de justice a pour effet de repousser au delà du 31 décembre 2006 la tenue des assemblées générales de fusion. Or, les actionnaires doivent disposer des comptes annuels consolidés de l'exercice précédent pour s'exprimer ce qui reporterait encore le calendrier de plusieurs semaines.Interrogé sur l'éventualité que la fusion ne puisse se faire avant la présidentielle, Thierry Breton a fait valoir qu'on était "en phase finale" du projet.
Le ministre de l'Economie s'est beaucoup impliqué, notamment devant le Parlement, pour faire aboutir ce projet. Il n'a pas répondu à la question de savoir si l'ajournement de la fusion représentait pour lui un échec personnel.