Face à Royal, Fabius se pose en défenseur du projet PS pour 2007
Face à Royal, Fabius se pose en défenseur du projet PS pour 2007Laurent Fabius s'est à nouveau posé jeudi soir en défenseur du projet présidentiel du Parti socialiste face aux "idées nouvelles qui jaillissent autour de nous et chez nous".
Premier à prendre la parole lors du deuxième débat de la campagne interne face aux militants, à Paris, l'ancien Premier ministre a indirectement critiqué Ségolène Royal, qui avait lancé dimanche l'idée de "jurys de citoyens" pour évaluer l'action des élus.
"Chaque jour ou presque, des idées nouvelles jaillissent autour de nous et chez nous. Je voudrais proposer la plus nouvelle, celle avec laquelle aucune autre ne pourra rivaliser. Je propose qu'en 2007, le candidat désigné applique le projet socialiste!", a-t-il déclaré sur la scène du Zénith, s'attirant des applaudissements nourris de la salle, pleine à craquer.
"Non pas parce que c'est un texte sacré", mais parce qu'il tire les leçons des élections depuis 2002 et "du changement du monde et en particulier les modifications du capitalisme mondial", a-t-il poursuivi.
Partisan du "non" à la Constitution européenne lors du référendum de 2005, contre l'avis des militants socialistes, Laurent Fabius a été hué par une partie des 5.500 spectateurs quand il lui a été demandé de préciser ses idées pour relancer l'Europe.
"La première décision que devra prendre le président de la République, ce sera de respecter le suffrage universel", a-t-il affirmé dans le brouhaha.
Il a rejeté la proposition de Nicolas Sarkozy de soumettre un "mini-traité" européen aux parlementaires. "Ce sur quoi un référendum s'est prononcé ne pourra être réexaminé que par un référendum", a-t-il affirmé.
Publicité