Royal renvoie dos à dos ses rivaux PS et la droite sur les jurys

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Royal renvoie dos à dos ses rivaux PS et la droite sur les jurys

Ségolène Royal a renvoyé dos à dos jeudi soir ses rivaux pour l'investiture présidentielle socialiste et la droite qui ont sévèrement critiqué cette semaine sa proposition de créer des "jurys de citoyens" pour évaluer l'action des élus.

Dans une ambiance tendue, mêlant huées et applaudissements, la présidente de Poitou-Charentes a défendu son idée devant plus de 5.500 personnes réunies au Zénith, à Paris, pour le deuxième débat de la campagne interne face aux militants.

"N'ayons pas peur du peuple. Le peuple s'intéresse à la politique quand la politique s'intéresse à lui", a-t-elle déclaré, la voix couverte par les cris d'une partie des spectateurs. "La démocratie c'est comme l'amour, plus il y en a, plus elle grandit".

Quelques minutes avant elle, Laurent Fabius avait dénoncé les "idées nouvelles qui jaillissent autour de nous et chez nous" et qui ne figurent pas, selon l'ancien Premier ministre, dans le projet présidentiel adopté par le Parti socialiste.

Les catégories populaires "qui nous ont manqué en 2002, elles ne vont pas venir comme ça vers nous simplement parce qu'on agitera le projet", lui a indirectement répondu Ségolène Royal, deuxième à monter à la tribune, vêtue d'une veste rose sur une robe noire.

"Elles vont venir vers nous parce que nous proposerons un pacte social qui nous fera gagner les élections présidentielles", a-t-elle ajouté, exhortant le PS à éviter une nouvelle "insurrection dans les urnes", comme en 2002.

"Je pense qu'il est dangereux, en tous cas il est vain, de fermer les yeux sur la crise démocratique profonde que connaît le pays", a-t-elle insisté.

"Alors j'entends dire que ce serait le retour à Mao ou aux Soviets ?", a-t-elle poursuivi, faisant allusion aux propos de certains élus UMP mardi à l'Assemblée nationale.

"Mais le projet socialiste est bien plus audacieux que les jurys de citoyens", a-t-elle affirmé, citant le droit de pétition populaire qui permettrait à des citoyens d'amener une proposition de loi à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.

"Ce droit de pétition, on ne dit pas qu'il menace le Parlement, on dit qu'il vient nourrir la démocratie participative", a-t-elle ajouté, déclenchant une nouvelle salve d'applaudissements et de sifflets.
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Publié dans Présidentielle 2007

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