Un autobus incendié à Nanterre
Un autobus incendié à NanterreLe véhicule a été pris d'assaut par une dizaine d'individus encagoulés. Aucun passager n'a été blessé. Plusieurs incidents se sont également produits dans l'Essonne, alors que les transports en commun du département ont annoncé que 17 lignes de bus ne circuleront plus à partir de la tombée de la nuit. Un peu plus tôt, après divers incidents dans les quartiers et pour des raison de sécurité, la société des Transports intercommunaux essonniens (TICE) avait fait savoir qu'elle interrompait son activité sur 17 lignes de bus "à partir de la tombée de la nuit". Le trafic sera assuré normalement en journée, mais "le service sera interrompu le soir avant la tombée de la nuit, et contournera les quartiers sensibles", comme l'an dernier (au moment des violences en banlieue) "pendant un mois".
L'agression était préméditée, selon la préfecture des Hauts-de-Seine. Mercredi vers 22 heures, un groupe d'une dizaine d'individus a incendié un autobus à Nanterre. Le bus de la ligne 258 a normalement fait halte à son arrêt avenue Clémenceau, un axe qui relie La Défense à Nanterre et jouxte des cités sensibles. A peine le chauffeur avait-il ouvert les portes que plusieurs personnes cagoulées s'y sont engouffrées. Les agresseurs ont alors projeté un liquide inflammable dans le véhicule avant d'y mettre le feu et de prendre la fuite.
"Il y avait à bord moins de dix passagers, qui n'ont eu que le temps de sortir. Heureusement qu'il n'y avait pas de personne handicapée dans le bus, cela aurait pu mal finir. L'un des passagers a dû casser une vitre pour s'échapper du bus", a-t-on expliqué à la préfecture. Un représentant du Syndicat général de la police, arrivé sur place, a souligné "la présence d'esprit" du chauffeur qui a favorisé une évacuation rapide du véhicule en feu. Les auteurs de l'attaque ont pris la fuite sans être inquiétés. Le préfet des Hauts-de-Seine, Michel Bart, est venu sur place ainsi que le maire PCF de Nanterre, Patrick Jarry. Le bus, entièrement calciné a été dégagé en milieu de nuit par une dépanneuse et la circulation un moment interrompue rétablie.
Tentative d'attaque d'un autobus dans l'Essonne : Dimanche, déjà, un bus avait été incendié à Grigny, dans l'Essonne, dans le quartier de la Grande Borne, sans faire de blessé, les quelques occupants ayant pu descendre le véhicule à temps. A la suite de cette agression, un mineur de 13 ans a été placé sous contrôle judiciaire assorti d'une mesure d'éloignement et un majeur de 18 ans a été écroué. Selon une source policière, leur mise en examen pourrait être à l'origine des agissements de petits groupes de jeunes mobiles, mercredi soir, à titre de représailles.
Quelques incidents ont en effet éclaté mercredi en début de soirée, près de la cité de la Grande Borne à Grigny, avant un retour au calme vers 21H45 et un retrait des forces de police peu avant minuit. Selon une source préfectorale, "une cinquantaine de personnes ont jeté des cailloux sur des voitures de passage, vers 20h30". Une source policière a indiqué qu'un petit groupe avait cherché à caillasser une voiture de police sans l'atteindre. Toujours selon la police, des jeunes ont "tenté de s'en prendre, en vain, à un autobus" protégé par les forces de l'ordre. Il n'y a eu ni blessé ni interpellation. Plusieurs cars de CRS ont pris position dans la soirée à proximité de ce quartier sensible, sans qu'il y ait de heurts.