Clearstream: audition de l'ex-directeur de cabinet de Villepin au Quai d'Orsay
Clearstream: audition de l'ex-directeur de cabinet de Villepin au Quai d'OrsayL'ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères (2002-2004), Pierre Vimont, a été entendu mardi après-midi par les juges d'instruction en charge de l'affaire Clearstream, a-t-on appris mercredi de sources proches du dossier.
Il a été entendu par Jean-Marie d'Huy et Henri Pons environ trois heures, a précisé l'une de ces sources à l'AFP.
Cette audition intervient alors que celle de Dominique de Villepin, devenu depuis Premier ministre, semble inévitable.
L'enquête sur la manipulation des listings comptables de l'institution financière luxembourgeoise a pris une nouvelle orientation avec la convocation de membres du gouvernement au moment où l'affaire s'est nouée.
Le conseil des ministres a donné son autorisation mercredi matin pour que la ministre de la Défense, à ce poste depuis 2002, puisse être entendue comme témoin par les deux magistrats.
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin doit la précéder jeudi.
Pierre Vimont, actuel directeur de cabinet de Philippe Douste-Blazy, était déjà à ce poste auprès de M. de Villepin entre 2002 et 2004, puis auprès de Michel Barnier qui lui a succédé au Quai d'Orsay entre mars 2004 et mai 2005.
Représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne à Bruxelles depuis 1999, il avait dirigé le cabinet de la ministre socialiste Elisabeth Guigou lorsqu'elle était aux Affaires européennes (1990-1993).
L'un des épisodes-clefs de l'affaire Clearstream s'est déroulé dans le bureau de Dominique de Villepin au Quai d'Orsay le 9 janvier 2004. Le ministre avait réuni le général Philippe Rondot, alors conseiller spécial du ministre de la Défense, et Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS.
Il avait alors confié au militaire une enquête sur les listings de comptes Clearstream mais qui ne concernait pas, affirme M. de Villepin, de personnalités politiques telles que Nicolas Sarkozy, qui se dit victime de "dénonciation calomnieuse" et "faux et usage de faux", deux infractions dont les juges sont saisis.
M. Gergorin et Imad Lahoud, ancien directeur scientifique d'EADS, sont les deux seules personnes mises en examen à ce jour dans ce dossier.
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