Facs : la tension monte à Rennes et Nantes

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Facs : la tension monte à Rennes et Nantes

Rennes, Nantes, Toulouse, Aix... Des étudiants hostiles à la loi sur l'égalité des chances continuent de paralyser une poignée d'universités. Le point sur la situation.

Rennes 2
  : "Je déclare l'université fermée jusqu'à nouvel ordre", a déclaré ce matin dans un mégaphone Marc Gontard, président de Rennes 2, à plusieurs centaines d'étudiants réunis sur le campus, devant des bâtiments dont les portes ont été bloquées par des pro-blocage. La décision, effective jusqu'à mardi prochain, a été prise en raison du climat de tension qui règne entre étudiants pro et anti-blocage. En effet, les étudiants avaient voté lundi soir pour la levée du blocage, qui paralysait l'université des Lettres et Sciences humaines depuis le 7 février, mais une nouvelle assemblée, organisée mercredi soir, s'est terminée dans la confusion. Les étudiants grévistes ont organisé un vote à main levée et affirmé qu'il appelait à la reprise du blocage. Le président Gontard a déclaré ce vote illégitime et exigé soit un vote à bulletin secret, soit la reconnaissance du vote organisé lundi.

Nantes :
Quelque 150 étudiants pro-blocage de  l'université de Nantes ont empêché jeudi matin l'accès au bâtiment où était prévu un référendum organisé par la présidence de l'université sur la reprise  des cours, a constaté un journaliste de l'AFP. La situation restait tendue à 09H30 sur le campus où plusieurs centaines  d'étudiants attendaient à l'extérieur du bâtiment où devait se dérouler le  vote. Lundi, environ 2.000 étudiants avaient voté lors d'une assemblée générale la  reconduite des blocages des trois facultés de Lettres, Sciences Humaines et  Langue où sont scolarisés 11.200 étudiants. Le président de l'université, François Resche, a plusieurs fois appelé les  étudiant à reprendre les cours, en vain, avant de menacer mardi soir de ne pas  valider les années et les diplômes des étudiants s'ils ne reprenaient pas les  cours et d'annoncer la tenue d'un référendum jeudi sur la reprise des cours. Entre 500 à 600 étudiants pro-blocus réunis mercredi en assemblée générale  avaient décidé à la majorité au nom de la "défense de la démocratie" d'empêcher  la tenue du vote de jeudi "qui ne reconnaît pas la légitimité de l'assemblée  générale de lundi", ont-ils expliqué.

Toulouse 2 :
Quelque 500 étudiants réunis en assemblée générale à l'université Paul-Sabatier (Toulouse 2) ont voté à main levée à une large majorité la poursuite du blocage jusqu'à la prochaine AG qui doit se tenir ce midi. Les étudiants de cette université scientifique de 28.000 étudiants, bloquent les activités d'UPS (sauf médecine et pharmacie) depuis la mi-mars pour protester contre la loi sur l'égalité des chances et soutenir un ensemble de revendications anti-précarité.

Aix-Marseille :
Les étudiants de la faculté de lettres et sciences humaines de l'Université d'Aix-Marseille I se sont eux aussi prononcés mercredi en faveur de la poursuite du blocage jusqu'au 2 mai, date de fin des vacances universitaires, a-t-on appris auprès des grévistes. Le site d'Aix-en-Provence est bloqué depuis le 1er mars. Le résultat du vote a provoqué "la colère des anti-blocage" qui ont essayé de "débloquer par la force l'accès au bâtiment en jetant des chaises", selon cette porte-parole. Au même moment, à la faculté des sciences Saint-Charles de Marseille qui dépend aussi d'Aix-Marseille I, les étudiants ont décidé à "une immense majorité", au terme d'une assemblée générale de lever le blocage.
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Publié dans Le CPE

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