Le retour sur les bancs de la fac
Le retour sur les bancs de la facAlors que la majorité des universités rouvrent leurs portes aujourd'hui, certains irréductibles, forts du retrait du CPE souhaitent désormais s'attaquer à la loi sur l'Egalité des chances. La coordination nationale étudiante appelle à trois nouvelles journées d'action. Premier rendez-vous : aujourd'hui.
L'université de Nantes, mardi matin. Motivées mais amères, ces étudiantes de sociologie et de lettres, rencontrées, balai à la main, par un journaliste de l'AFP, sont venues tôt aider les employés de la fac pour effacer les traces de deux mois d'occupation. Elle a pris fin dans la nuit de lundi à mardi. A Nantes, comme dans les autres universités de l'hexagone qui étaient encore occupées, les derniers blocages sont peu à peu levés.
Les cours ont ainsi repris normalement, ce matin, dans les universités de Rennes 2, Nantes et à Montpellier. A l'université de Toulouse-Le Mirail, 1.200 étudiants ont voté la fin du blocage de la maison de la recherche. Lundi, François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur estimait que seules quelques facultés connaissaient encore une certaine agitation.
"Tout sera terminé d'ici le 14 juillet" : "Je veux croire que l'essentiel des cours reprendront mardi", avait déclaré lundi sur France Inter Yannick Vallée, premier responsable de la Conférence des présidents d'université. Interrogé sur les examens, il "imagine que tout sera terminé d'ici le 14 juillet", expliquant une nouvelle fois que "la plupart des universités vont décaler leurs examens vers fin juin, de trois à quatre semaines". "Tout ça est jouable en récupérant l'essentiel des cours", a-t-il ajouté, en se disant "persuadé que l'ensemble de nos personnels feront tous les efforts qu'il faut pour que nos étudiants passent leurs examens dans les meilleurs conditions possibles". "Dans certains cas, là où le mouvement a commencé tôt et s'est fini tard, il faudra envisager quelques examens en septembre", avait pourtant estimé François Goulard.
Malgré tout, après le retrait du Contrat première embauche (CPE), la coordination nationale étudiante veut croire à un élargissement des revendications. Réunie ce week-end à Nancy, elle a appelé à trois nouvelles journées d'actions : les mardi 18 et 25 avril et le lundi 1er mai. Ce mardi sert à dénoncer la loi sur l'Egalité des chances dans son intégralité et le projet de loi sur l'immigration, mais aussi à demander le retrait du Contrat nouvelle embauche (CNE). Le 25 avril a été décrété "journée contre la répression" et le 1er mai, "journée de convergence avec les salariés". Les délégués rassemblés à Nancy étaient trois fois moins nombreux que le week-end précédent à Lyon.