Cinq mesures pour accroître la flexibilité du travail
Cinq mesures pour accroître la flexibilité du travailPour améliorer la lutte contre le chômage, le gouvernement parie sur la flexibilité du travail. Le CNE et le CPE en particulier, permettent aux entreprises, pendant deux ans, de licencier leurs employés, sans avoir à le justifier. D'autres mesures visent aussi à augmenter la durée du travail des salariés, qu'il s'agisse d'heures supplémentaires ou d'âge légal de la retraite.
1 - Le contrat première embauche (CPE) : Il s'agit d'un CDI avec période d'essai de deux ans. Durant cette période, le salarié peut être licencié sans motif. Stages et travail en alternance sont déduits de cette période d'essai. Après quatre mois d'ancienneté, il a droit à une allocation de rupture de 460 euros pendant deux mois, plus une indemnité de rupture de 8 %. Il bénéficie aussi d'un droit à la formation, dès le premier mois.
2- Le contrat nouvelle embauche (CNE) : C'est un CDI avec une période d'essai de deux ans pour les entreprises de moins de vingt salariés. La rupture se fait par simple lettre recommandée avec AR. Lorsqu’elle est décidée par l'employeur, le salarié a droit à un préavis (un mois maximum). Le salarié licencié bénéficie alors d'une indemnité égale à 8 % du montant de sa rémunération brute depuis le début du contrat.
3- Le CDD Seniors : CDD de dix-huit mois maximum, réservé aux plus de cinquante-sept ans, au chômage depuis plus de trois mois. Renouvelable une fois. Il s'agit donc d'une durée maximum deux fois supérieure à celle d'un CDD classique. L'idée est de permettre aux chômeurs de plus de 57 ans de retrouver un emploi, jusqu'à leur retraite.
4- Heures supplémentaires : Augmentation du nombre d'heures supplémentaires autorisé : d'un quota annuel de 130 heures, on passe à 220 heures (ajoutés aux 35 heures légales, cela représente environ 40 heures de travail hebdomadaire). La majoration du prix de l'heure supplémentaire est fixée par la convention collective mais ne peut être inférieure à 10 %.
5- Cumul emploi-retraite : Elargissement du cumul emploi-retraite. Le total de ces deux revenus doit cependant rester inférieur au dernier salaire perçu.
Renforcement du dispositif de surcote des pensions : Ceux qui travaillent au-delà de l'âge de la retraite ont une majoration de pension de 0,75 % par trimestre (3 % par an). Limité au taux maximal de 75 % du salaire d'activité moyen.
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