450 personnes interpellées en deux semaines
450 personnes interpellées en deux semaines Environ 450 personnes ont été interpellées en deux semaines dans le cadre d'enquêtes menées par la police judiciaire sur les émeutes ou sur divers trafics dans les banlieues.
Environ 450 personnes ont été interpellées en deux semaines dans le cadre d'enquêtes menées par la police judiciaire sur les émeutes ou sur divers trafics dans les banlieues. Ce total comprend l'ensemble des affaires menées par les services de PJ dépendant de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et de la préfecture de police (PP), qui ont souvent agi avec le soutien des Gir (Groupes d'intervention régionaux). Environ 350 personnes ont été arrêtées dans le cadre d'une centaine d'enquêtes judiciaires préexistantes aux émeutes. Ces enquêtes sont notamment liées à ce que le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a décrit comme l'économie souterraine des banlieues: trafic de stupéfiants, vols à main armée ou en bande organisée, extorsions de fonds, atteintes aux personnes...
Arrestation de "sept bloggeurs" : "Ces enquêtes, qui étaient dans notre portefeuille, ont été poursuivies avec d'autant plus d'attention qu'il y avait ce contexte" d'émeutes, a expliqué une source policière ajoutant que d'autres dossiers étaient "en attente de conclusion". Lors de ces opérations ont été saisies environ 800 kilogrammes de cannabis, deux kg d'héroïne, 4 kg de cocaïne, plus de 200.000 euros et une trentaine d'armes de tous types. Parmi les personnes arrêtées, une soixantaine ont d'ores et déjà été écrouées, a-t-on précisé.
Par ailleurs, une centaine d'autres personnes ont été arrêtées pour leur participation présumée aux violences qu'ont connues durant près de trois semaines les banlieues, dans le cadre d'une cinquantaine de procédures judiciaires. Trente-sept ont d'ores et déjà été écrouées. Ces enquêtes sur les émeutes ont également conduit à l'interpellation de sept "bloggeurs", pour la plupart mineurs, soupçonnés d'avoir diffusé des messages appelant à la haine ou à la violence sur internet. Selon une source policière, ces jeunes présentaient un profil très différents des émeutiers et n'entretenaient pas de lien avec les quartiers en proie aux violences. Ce profil écarte l'hypothèse d'une "communication organisée par les émeutiers eux-mêmes", selon la source. Les enquêteurs ont relevé le décalage entre "l'aspect lisse de ces jeunes (internautes) et la violence de leurs écrits" sur internet, selon cette source.