Rassemblement samedi à Paris "contre les lois d'exception"
Rassemblement samedi à Paris "contre les lois d'exception"Plusieurs associations, dont Act Up, Droits Devant! et le Mrap ont appelé vendredi à un rassemblement à Paris, samedi (17h30) place Saint-Michel, pour protester "contre les logiques coloniales et contre les lois d'exception" et appeler à "l'urgence sociale en banlieues. Ce rassemblement a lieu dans le créneau horaire où la préfecture de police de Paris a interdit "toute réunion de nature à provoquer ou entretenir le désordre sur la voie et dans les lieux publics". Toutefois, il a été autorisé, a déclaré le secrétaire général du Mrap, Mouloud Aounit, car n'entrant pas dans le cadre des réunions interdites. La préfecture a d'ailleurs confirmé l'autorisation du rassemblement de Saint-Michel.
Rassemblement pour la paix à Paris : Quelque 300 personnes ont participé vendredi après-midi à un rassemblement dans le centre de Paris, à l'initiative d'un collectif demandant au gouvernement "une écoute forte et sincère" des habitants des quartiers populaires.
Mouchoir blanc à a main en signe de paix, quelque 300 personnes ont participé vendredi après-midi à un rassemblement devant le Mur de la Paix du Champs-de-Mars (VIIe), à Paris, à l'initiative du "Collectif banlieues respect", qui affirme regrouper plus de 150 "associations des quartiers populaires de toute la France", telles que le Club Africagora, Droit de Cité ou Ni Proxo ni facho.
"C'est quoi être Français aujourd'hui ?" : Dans un communiqué, ce collectif estime que la violence des quinze derniers jours "exprime les frustrations de 30 années de déni de reconnaissance des populations vivant dans ces quartiers (...) considérées par la loi comme françaises mais reléguées dans les faits, dans l'inconscient collectif et parmi nos élites politiques, intellectuelles et économiques, au rang de citoyens de seconde zone". En même temps qu'il "appelle au retour au calme dans les quartiers populaires", le collectif demande d'abord au président de la République et au gouvernement "une écoute forte et sincère, notamment auprès des jeunes de ces quartiers, afin de lutter efficacement contre toutes les formes de discriminations dont ils souffrent au quotidien".
Présent au rassemblement, le secrétaire général du Mrap, Mouloud Aounit, a affirmé : "bien sûr, il faudra apporter des réponses en termes d'emploi et de logement au cri de désespoir lancé dans nos banlieues mais, surtout, il faudra répondre à une question centrale : c'est quoi être Français aujourd'hui ? Peut-on l'être en s'appelant Mohamed ou Sidibé et sans être obligatoirement blanc et catholique?"