Violences urbaines : les autorités restent mobilisées
Violences urbaines : les autorités restent mobilisées Malgré la baisse amorcée depuis trois jours du nombre de voitures brûlées et de personnes interpellées, 12.000 policiers et gendarmes seront sur le terrain chaque nuit pour le week-end du 11 novembre. Plusieurs départements ont pris des arrêtés d'interdiction de vente de carburant au détail. C'est notamment le cas à Paris.
Après trois jours de baisse, le bilan des violences urbaines s'est stabilisé, la nuit dernière, à quelque 400 voitures brûlées et une centaine d'interpellations. Mais les autorités restent en alerte pour éviter de nouvelles échauffourées. Le gouvernement a décidé de maintenir un dispositif policier "dense", avec "12.000 policiers et gendarmes chaque nuit" pour le week-end du 11 novembre, a déclaré le directeur général de la police nationale (DGPN) Michel Gaudin.
"Actions violentes" : A Paris, 2.220 policiers et gendarmes seront mobilisés pour la cérémonie sur les Champs-Elysées avec Jacques Chirac, un dispositif identique à celui mis en place depuis trois ans après l'attentat manqué contre lui, le 14 juillet 2002.
Quant à une possible "descente" de jeunes des banlieues dans la capitale, comme le laissent entendre des messages diffusés via internet, Michel Gaudin a dit implicitement que les services de renseignement restaient dubitatifs sur cette éventualité.
Le préfet de police de Paris a cependant interdit jeudi la vente et le transport de carburant au détail à Paris, faisant notamment état de l'arrestation de personnes portant des engins incendiaires et d'appels à des "actions violentes" dans la capitale.
Baisse des violences : Des arrêtés d'interdiction ont également été pris dans plusieurs départements et villes : Seine-et-Marne, Val-de-Marne, Val-d'Oise, Drôme, Hérault, Eure-et-Loir, Charente, Landes, Rhône, Loiret, Var, à Amiens, Bordeaux, Caen et Lisieux (Calvados).
Le maire (MRC) de Belfort Jean-Pierre Chevènement a décidé jeudi de l'appliquer dans sa ville à compter de vendredi 21h00 et ce jusqu'à mardi 6h00 pour les mineurs non accompagnés de moins de 16 ans, a-t-il annoncé dans un communiqué. A Belfort, dans le quartier "sensible" des Glacis une école maternelle a été incendiée dans la nuit de mercredi à jeudi.
Mercredi, le couvre-feu pour les mineurs a été instauré dans cinq départements : Alpes-Maritimes (en partie), Somme (Amiens), Seine-Maritime (Rouen, Elbeuf et Le Havre) et Loiret (six communes dont Orléans). Dans l'Eure, au quartier de la Madeleine à Evreux, la mesure, qui concerne aussi les majeurs, est entrée en vigueur à 22H00 et les CRS ont patrouillé le quartier, demandant aux gens de rentrer chez eux. Dix-neuf préfets concernés, dont tous ceux de l'Ile-de-France, ont choisi de ne pas décréter pour le moment un couvre-feu.
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