Une décrue des violences urbaines s'amorce.

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

 Une décrue des violences urbaines s'amorce.

Les violences, qui ont éclaté pour la treizième nuit consécutive hier soir, ont connu une nette décrue, avec 617 véhicules incendiés et 280 interpellations. Pas moins de 1 173 véhicules avaient été brûlés et 330 personnes appréhendées la veille. Selon le directeur général de la police nationale (DGPN), Michel Gaudin, 280 émeutiers présumés ont été interpellés dans la nuit de mardi à hier et le nombre des communes touchées par les violences a baissé, passant de 226 à 196. «Il y a de moins en moins de faits marquants», la nuit s'est soldée par «assez peu d'actes» visant les biens publics, a-t-il précisé. En province, 467 voitures ont été brûlées, tandis qu'en Ile-de-France, il y en a eu 150 (contre 240 la veille). Au total, 11 500 agents des forces de l'ordre sont mobilisés, parmi lesquels 200 membres de la réserve de la police nationale et un millier de gendarmes réservistes.

273 émeutiers écroués depuis le début des troubles :  Quelque 217 majeurs et 56 mineurs ont été condamnés à la prison ferme pour avoir participé aux violences urbaines depuis le début des émeutes, le 27 octobre dernier. Au total, 1 462 personnes ont été placées en garde à vue, 329 majeurs ont fait ou vont faire l'objet de comparutions immédiates. Par ailleurs, 281 mineurs ont été présentés à un juge des enfants. A Marseille, treize enfants âgés de 10 à 13 ans ont été interpellés depuis le début de la semaine.

Un troisième suspect se livre après le drame d'Épinay : Âgé de 23 ans et impliqué dans le meurtre de l'homme battu à mort à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) le 27 octobre, il s'est constitué prisonnier hier matin au commissariat central de Limoges. Deux suspects soupçonnés d'avoir battu à mort Jean-Claude Irvoas, 56 ans, dans la rue à Epinay-sur-Seine pour lui voler son appareil photographique ont été mis en examen le 30 octobre pour «vol suivi de violences ayant entraîné la mort». Par ailleurs, le parquet d'Evry a ouvert mardi soir une information judiciaire pour «tentative d'homicide volontaire» dans le cadre de l'enquête pour des tirs de grenailles contre des policiers à Grigny (Essonne) où six jeunes de la Grande-Borne ont été interpellés hier.promet d'expulser les émeutiers étrangers
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