des associations appellent à l'arrêt des violences
Banlieues: des associations appellent à l'arrêt des violencesUn collectif d'associations des banlieues, dont le Premier ministre Dominique de Villepin a reçu mercredi une vingtaine de représentants, a demandé l'arrêt des violences urbaines dans les quartiers sensibles.
Sous le titre "Halte à la violence", le collectif "Banlieues Respects", qui revendique l'adhésion de 155 associations, a lancé un appel à "toute la population française" à participer vendredi après-midi, mouchoir blanc à la main, à une "marche pour la paix" sur les Champs Elysées, à Paris.
"C'est un appel à l'apaisement et à la fin des violences, surtout pour faire comprendre aux jeunes que s'ils n'arrêtent pas immédiatement, ça sera cautionner ceux qui souhaitent avoir une action extrêmement répressive dans les quartiers", a déclaré Hassan Ben M'Barek, porte-parole du collectif, après plus d'une heure de réunion avec Dominique de Villepin.
"Il est important aujourd'hui que ces jeunes arrêtent la violence car le message a été entendu au sommet de l'Etat", a poursuivi cet ancien participant de la "marche des beurs" de 1982, qui a suivi pendant quatre ans les problèmes des quartiers sensibles au conseil général des Hauts-de-Seine. "Les dégâts au niveau national comme international sont énormes aujourd'hui."
"Je crois sincèrement que le Premier ministre et son gouvernement ont réellement l'intention de s'attaquer aux vrais problèmes dans ces zones urbaines sensibles", a ajouté Hassan Ben M'Barek, qui a évoqué des "engagements fermes" de Dominique de Villepin.
Dans son communiqué, le collectif Banlieues Respects exhorte le président Jacques Chirac et le gouvernement à "lutter efficacement contre toutes les formes de discriminations".
"Il faut rééquilibrer les choses et avoir une certaine justice sociale qui ne soit pas seulement dans les mots mais dans les actes", a souligné Zouheir Ech-Chetouani, fondateur du collectif "Ni proxo, ni macho", qui a lui aussi salué, comme plusieurs autres participants, "l'écoute" du Premier ministre.
"Je pense que la volonté du Premier ministre n'est pas à remettre en cause", a-t-il déclaré.
Des participants ont précisé qu'ils avaient demandé un "retour de l'Etat dans les banlieues" et affirmé qu'un autre rendez-vous serait pris avec le chef du gouvernement.
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