Diminution des violences urbaines

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Diminution des violences urbaines, notamment en province

Les violences urbaines ont sensiblement diminué, notamment en province, dans la nuit de mardi à mercredi, la 13e consécutive à être marquée par des troubles et la première durant laquelle un certain nombre de communes ont appliqué un couvre-feu.

Selon un point établi par la Direction générale de la police nationale (DGPN) à 04h30, 573 véhicules ont été incendiés au plan national, contre 860 la nuit précédente à la même heure. On note une baisse plus marquée en province (431 contre 685) qu'en Ile de France (142 contre 175), relève Patrick Reydy, de la cellule communication de la DGPN.

Le nombre de personnes interpellées est, en revanche, en augmentation, s'établissant à 204 à 04h30 contre 151 la veille à la même heure, pour l'ensemble de la France.

Aucun policier n'a été blessé. Mardi en fin de journée, plusieurs communes avaient annoncé leur intention d'instaurer un couvre-feu, en vertu du décret adopté en conseil des ministres, une mesure de maintien de l'ordre jamais utilisée en France métropolitaine depuis la guerre d'Algérie.

Les mineurs ont désormais interdiction de circuler non accompagnés la nuit à Amiens et dans une trentaine de communes environnantes, à Orléans, Savigny-sur-Orge (Essonne) ou encore Elancourt (Yvelines). Dans certains cas, la vente de carburant aux mineurs a également été interdite.

Selon un sondage de l'institut CSA que publie Le Parisien, près des trois quarts des Français sont favorables à l'autorisation donnée aux préfets de décréter un couvre-feu dans les quartiers sensibles pour y mettre fin aux violences. Sur 805 personnes interrogées mardi, 73% se disent favorables à une telle mesure.

Au nombre des incidents signalés en province mardi soir puis dans la nuit, neuf bus ont été incendiés dans un entrepôt à Dole, dans le Jura, et 80 personnes vivant dans un immeuble voisin ont dû être évacuées, a indiqué la DGPN.

SARKOZY DANS LA BANLIEUE DE TOULOUSE :
  A Grasse, dans les Alpes-Maritimes, les locaux du quotidien Nice-Matin ont été la cible d'un incendie volontaire et ont subi d'importants dégâts. Quatre personnes ont été vues prenant la fuite.

A Arras
, deux magasins (But et St Maclou) ont été incendiés, semble-t-il après avoir été pillés. Une surface de 10.000 m2 a brûlé.

A Lyon, des journalistes russes ont été molestés par des délinquants et leur véhicule a été dégradé, selon la DGPN. Un engin incendiaire a été lancé mardi soir contre une rame du métro lyonnais, et le trafic des métros a été interrompu.

A Bassens, dans la banlieue de Bordeaux, un autobus qui fonctionnait au GPL a été caillassé et incendié et a explosé.

A Nice, un homme de 53 ans qui marchait dans le quartier des Moulins a reçu sur la tête un haltère jeté du quinzième étage d'un immeuble. Il a été hospitalisé dans un état critique.

Dans la banlieue de Toulouse, où Nicolas Sarkozy effectuait un déplacement mardi soir, plusieurs dizaines de jeunes ont lancé des pierres et des cocktails Molotov en direction des forces de l'ordre dans le quartier de la Reynerie, proche du quartier du Mirail placé sous haute surveillance depuis plusieurs jours. Dix-huit voitures ont été incendiées, a-t-on appris de source policière.

Face à 80 policiers, gendarmes et pompiers réunis à la Direction départementale de la sécurité publique, le ministre de l'Intérieur a promis que la "force légale de la République" l'emporterait sur "la force brutale des bandes".

La vague de violences est partie de Clichy-sous-Bois jeudi 27 octobre après la mort de deux jeunes de la cité du Chêne-Pointu, électrocutés dans un transformateur EDF alors qu'ils se croyaient poursuivis par des policiers.
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