Appels au calme et marches anti-violence
Appels au calme et marches anti-violenceLes parents des deux adolescents électrocutés à Clichy-sous-Bois et la fédération des musulmans de Clichy-Montfermeil ont tenté samedi de calmer les esprits, au lendemain d'une neuvième nuit d'émeutes. Plusieurs cortèges contre les violences ont défilé dans les villes de Seine-Saint-Denis les plus touchées.
Alors que les voitures brûlent toujours plus nombreuses nuit après nuit et que les troubles s'étendent en province, les appels au calme se sont multipliés samedi. Notamment de la part des parents des deux adolescents morts électrocutés le 27 octobre à Clichy-sous-Bois et de la fédération des musulmans de Clichy-Montfermeil qui ont demandé "l'arrêt de toute violence" et appelé au "sens civique".
Une marche contre la violence a également réuni 500 personnes à Aulnay-sous-Bois. Le maire UMP, Gérard Gaudron, s'est tout particulièrement adressé aux jeunes devant la caserne des pompiers où s'étaient réunis les Aulnaysiens participant au cortège. "Je demande aux jeunes de fermer la parenthèse des violences, qu'ils reprennent le dialogue comme on l'avait auparavant".
"Parler, dire aux jeunes qu'on est là" : Une autre marche a rassemblé une cinquantaine d'habitants de la cité des Tilleuls au Blanc-Mesnil. Certains avaient passé la nuit à camper devant le centre social du quartier, visé par des émeutiers depuis mardi ainsi que le gymnase Charles-Le-Mansois et la Protection maternelle et infantile. "Cela fait plusieurs jours que nous nous réunissons à 18H pour réfléchir à des solutions. Hier, nous avons passé la nuit dehors pour parler, dire aux jeunes qu'on est là", expliquait Zouïna Meddour, directrice du centre social "La Maison des tilleuls". A Sevran, 150 personnes ont défilé pour protester notamment contre l'attaque d'un bus mercredi au cours de laquelle une femme handicapée a été gravement brûlée.
Quelque 200 habitants et élus d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) ont également observé samedi une minute de silence en hommage de Jean-Claude Irvoas, tué le 27 octobre - jour du début des émeutes à Clichy - dans le quartier d'Orgemont alors qu'il venait de photographier un réverbère, un meurtrequi n'a pas de rapport direct avec les émeutes. La cérémonie a été perturbée par un mouvement d'extrême-droite, Bloc identitaire, qui a clamé devant l'assistance que les auteurs des violences en banlieue "n'aiment pas la France et n'aiment pas les Français".
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