Synergie parle de "terrorisme urbain"

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Synergie parle de "terrorisme urbain"

Pour Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie, second syndicat d'officiers de police, les violences urbaines actuelles émanent d'une "minorité de caïds ayant un intérêt financier ou idéologique", comme les "islamistes radicaux".

Vous avez évoqué des "fanatiques" se livrant au "racket, voire au recrutement idéologique" comme étant de présumés meneurs des violences urbaines en région parisienne. Pouvez-vous être plus précis ?


Bruno Beschizza : Les premières nuits de violence, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ont eu lieu sous l'effet de l'émotion. Quand il y a eu des incidents à la mosquée de Clichy (NDLR, une grenade lacrymogène dimanche), selon mes collègues sur le terrain qui connaissent bien leurs quartiers, des islamistes radicaux connus des Renseignements généraux (RG) se sont saisis de cette opportunité pour attiser la haine et provoquer des incidents et incendies. Ils ont également entraîné et manipulé des jeunes.

Pourquoi certaines des cibles visées sont-elles des symboles de l'Etat ou de l'économie comme un garage qui a brûlé ?

Bruno Beschizza : Sans doute pour cette raison. Cette minorité de caïds a un raisonnement simple, toujours d'après les témoignages de mes collègues: "on vous montre de quoi on est capable, on est maîtres du terrain et, ensuite, on va vous ramener le calme". C'est le propre de la force, du terrorisme, et les policiers, - le "bleu-marine" -, sont aussi en première ligne de mire. Si nous, policiers, cédons, on passe en situation de sécession. C'est pourquoi il faut tenir et mes collègues en sont très conscients.

"Terrorisme", le mot n'est-il pas trop fort ?

Bruno Beschizza : C'est une forme de terrorisme urbain mené par une minorité de caïds qui ont un intérêt financier, comme le trafic de stupéfiants, ou idéologique, comme des islamistes radicaux que nos collègues ont vus. Je sais qu'en disant cela, je suis en décalage avec certaines déclarations. C'est une toute petite minorité, je le répète. Et en Seine-Saint-Denis, des acteurs sociaux, du monde associatif, ou des élus me l'ont confirmé.

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