4 tirs à balles réelles et 177 voitures brûlées
4 tirs à balles réelles et 177 voitures brûléesPas moins de 177 véhicules incendiés et 4 tirs à balles réelles ont été recensés pour le seul département de Seine-Saint-Denis la nuit dernière. Mercredi soir, deux jeunes ont été condamnés à des peines de prison ferme.
Un bilan digne du Far West. Il s'agit cependant de celui des incidents de la nuit dernière pour le seul département de Seine-Saint-Denis. Le préfet a fait savoir jeudi matin qu'il avait recensé quatre tirs à balles réelles contre des CRS la nuit dernière et 177 véhicules brûlés dans le 93. C'est la septième nuit de violences dans le département depuis la mort accidentelle jeudi à Clichy-sous-Bois de deux mineurs qui s'étaient réfugiés dans un transformateur EDF croyant être poursuivis par la police.
C'est à Aulnay-sous-Bois que les violences ont été les plus spectaculaires la nuit dernière : des jeunes gens ont fait une incursion dans le poste de police du Gallion, fermé la nuit, près de la cité des 3.000. Dans ce même quartier, trois journalistes de France 2 ont abandonné leur voiture quand des dizaines de jeunes encagoulés ont surgi en les menaçant. Peu après, leur voiture brûlait. Une équipe de TF1 a également été prise à partie et leur caméra dérobée.
Peines de prison ferme : Au même endroit, une concession automobile Renault était en flammes, mobilisant un très grand nombre de pompiers pendant plusieurs heures. Tout près de là, deux classes d'une école primaire d'Aulnay avaient aussi été incendiées, selon des sources concordantes. Un gymnase a été incendié au Blanc-Mesnil, commune limitrophe d'Aulnay-sous-Bois. Un pompier a été brûlé au deuxième degré au visage par un cocktail Molotov lancé dans un véhicule et deux autres légèrement blessés. Dans les Hauts-de-Seine, trois personnes ont été interpellées. Des dizaines de véhicules y avaient été incendiés et deux cocktails Molotov lancés sur un commissariat d'Antony, selon des sources policières. En revanche, les quartiers à la limite de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, "berceau" des émeutes il y a près d'une semaine, ont connu peu de troubles.