En quasi candidat, Nicolas Sarkozy promet de ne pas décevoir

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  En quasi candidat, Nicolas Sarkozy promet de ne pas décevoir

En quasi candidat à l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a promis samedi aux adhérents de l'UMP de ne pas les décevoir et assuré qu'il n'entendait pas répondre aux "provocations" venant de ses adversaires dans son propre camp.

A la veille de l'investiture officielle de la candidate socialiste Ségolène Royal, le ministre de l'Intérieur participait à une réunion publique à Versailles dans le cadre d'une opération de promotion du programme législatif de l'UMP organisée ce week-end dans toute la France.

"Pour arriver où je suis, j'ai eu à affronter beaucoup d'épreuves, j'ai eu à combattre souvent", a-t-il lancé à un millier de personnes réunies par la fédération des Yvelines de l'UMP. "Jamais je n'ai eu à le regretter".

"Je sais que de grandes responsabilités pèsent sur mes épaules et je dis à chacun de mes amis que (...), quelle que fut mon histoire dans le passé, j'essaierai d'être à la hauteur de ces responsabilités", a-t-il poursuivi. "J'essaierai de prendre en compte l'histoire de chacun d'entre vous, les convictions de chacune et de chacun d'entre vous, la susceptibilité de chacune et de chacun d'entre vous, et j'essaierai le moment venu de faire de toutes ces différences la magie du rassemblement."

Le président de l'UMP doit officialiser sa candidature à l'investiture du parti la semaine prochaine.

S'il fait déjà figure de candidat "naturel" de l'UMP, ce statut lui est contesté par le Premier ministre, Dominique de Villepin et la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, qui entretiennent le suspens sur leurs intentions.

Les fidèles du président Jacques Chirac et de Dominique de Villepin ont multiplié ces derniers mois les piques contre le ministre de l'Intérieur, comme pour chercher à le déstabiliser.


"JE N'AI QUE DES AMIS" : 
"Je sais parfaitement bien que je n'ai pas le droit de céder aux provocations, que moins qu'un autre je n'ai le droit de répondre", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Je ne suis ni sourd ni aveugle, il m'arrive même parfois de recevoir des messages."

"Mais j'ai choisi de ne pas les entendre parce que ce que vous attendez de moi, c'est que je rassemble tout le monde (...) c'est que je ne vous déçoive pas, (...) c'est que dans les cinq mois qui viennent vous soyez à nouveau fiers de la France."

Auparavant, il avait défendu le principe d'un candidat unique de l'UMP en rappelant que la création de ce parti avait été voulue par le président Jacques Chirac.

"C'est lui qui l'a porté et je reconnais bien volontiers que sans son succès de 2002, il n'y aurait pas eu d'UMP", a-t-il dit. "Mais la logique de l'UMP, la raison d'être de l'UMP (...) c'est pour que toutes les ambitions, tous les projets puissent être défendus (...) à l'intérieur de la famille."

Défendre un projet ou une candidature à l'extérieur de l'UMP serait "parfaitement le contraire de ce que nous avons voulu avec l'Union pour un mouvement populaire", a-t-il ajouté.

Il a assuré qu'il n'avait pas l'intention de "contester aux autres de pouvoir aller au bout de leur ambition" et a invité de nouveau ses rivaux potentiels à se déclarer pour défendre leur projet et leur candidature "loyalement, de manière démocratique et transparente", devant les adhérents, qui devront trancher le 14 janvier, lors d'un congrès du Parti.

"La concurrence, je l'ai dans les gênes, je n'ai connu qu'elle", a souligné Nicolas Sarkozy, qui a néanmoins fait comme s'il était déjà pratiquement le candidat officiel de l'UMP.

"Je ne sais pas ce que le mot adversaire veut dire dans ma famille politique. Je n'ai que des amis parce que je sais qu'à l'arrivée j'aurai besoin de tout le monde", a-t-il dit.

Il a salué la présence au premier rang du très chiraquien ministre délégué aux relations avec le Parlement Henri Cuq, à laquelle il s'est déclaré "sincèrement sensible".

Il a également salué celle de Christian Blanc, ancien P-DG d'Air France, aujourd'hui député apparenté UDF, et lancé à cette occasion une pique contre le président de la formation centriste François Bayrou, lui-même candidat à la présidentielle.

"Je le dis également pour nos amis de l'UDF, si d'autres se trompent d'adversaires, moi je ne me tromperai jamais d'adversaire", a-t-il lancé.
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Publié dans Présidentielle 2007

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