Un supporter du PSG tué
Un supporter du PSG tuéUn homme de 20 ans a été tué par un policier en marge du match PSG - Hapoël Tel-Aviv qui s'est tenu jeudi soir au Parc des Princes à Paris. Selon les premiers éléments de l'enquête, un fonctionnaire de police en civil, s'est porté au secours d'un supporteur israélien qui avait été agressé par des supporteurs du PSG faisant partie d'un groupe d'environ 150 personnes.
La fin du match PSG-Hapoël Tel-Aviv, qui se déroulait jeudi soir au Parc des Princes à Paris a tourné au drame. Selon les premiers éléments de l'enquête, un fonctionnaire de police en civil, seul sur les lieux, sans brassard "police" selon des témoins, s'est porté au secours d'un supporteur israélien qui avait été agressé par des supporteurs du PSG faisant partie d'un groupe d'environ 150 personnes. Ce policier a "violemment été pris à partie" par ceux-ci à la hauteur de la porte de Saint-Cloud, dans une rue non loin du Parc, selon la préfecture de police de Paris.
Il a alors fait usage d'une bombe lacrymogène afin de se dégager puis a tiré deux coups de feu, selon la PP. Deux personnes parmi les supporteurs du PSG ont été touchées. L'un, âgé d'environ 20 ans selon des témoins, est décédé. L'autre, blessé, "est hospitalisé dans un état jugé grave", a-t-on appris de source policière. Le policier a ensuite été pourchassé par le groupe de supporteurs puis s'est réfugié dans un restaurant Mac Donald's, toujours selon les premiers éléments de l'enquête. D'importantes forces de police ont été envoyées sur place, selon la même source, et sont intervenues afin de faire cesser les vifs incidents et les bagarres.
"Forte tension" : L'inspection générale des services (IGS - "police des polices") a été saisie de l'enquête. Des témoins ont fait état de "confusion" et d'une "extrême tension" lors des faits et l'enquête s'avère difficile "pour cette raison", selon une source policière. Sur place, des témoignages ont globalement confirmé la version policière. Certains des témoins ont affirmé que le policier ne portait pas de brassard "police", contrairement à l'usage, et que "personne ne s'est rendu compte qui il était précisément". "On aurait pu croire à tout : un voyou, un quidam, mais pas à un policier", a affirmé l'un d'eux. "On pensait qu'il avait un pistolet à grenaille", a-t-il ajouté.
Selon ces mêmes témoins, le policier "a longtemps tenu en joue" le groupe de supporteurs avec son arme avant de tirer "trois ou quatre coups de feu" sur ce groupe. "Ca nous a paru durer une éternité", a dit l'un d'eux. Tous les témoins ont évoqué un "climat de forte tension et d'extrême confusion", certains décrivant une scène "surréaliste". Selon Luc Poignant, un responsable du Syndicat général de la police (SGP - FO) présent sur les lieux du drame, le policier "n'avait pas d'autre choix que de se défendre et protéger une autre personne". "Il a agi en état de légitime défense", a-t-il soutenu.
Le PSG, qui espérait sans doute se relancer face au très modeste Hapoël Tel-Aviv en Coupe de l'UEFA, s'est fait humilier 4 buts à 2. L'équipe de football parisienne a toujours eu des difficultés à canaliser ses supporteurs, à l'origine ces dernières années de nombreux incidents, parfois à caractère raciste, et beaucoup sont interdits de stade pour cette raison.