Villepin aurait passé sous silence l'implication de Gergorin

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Villepin aurait passé sous silence l'implication de Gergorin

Le co-président du conseil d'administration d'EADS, Arnaud Lagardère a été entendu lundi par les juges. Selon une source proche du dossier, il a été interrogé sur sa rencontre avec Dominique de Villepin en septembre 2004

D'après Le Parisien qui cite une source proche du dossier, les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont axé l'audition d'Arnaud Lagardère, lundi, sur sa rencontre le 23 septembre 2004 avec Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur. Cette rencontre avait été évoquée devant les juges par le patron de la DST, Pierre de Bousquet de Florian, lors de son audition du 18 octobre 2006. Il avait fait part de ses doutes sur le vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin, désigné selon lui par de "nombreuses sources" comme "pouvant être le corbeau de l'affaire".

Selon Le Parisien, Arnaud Lagardère a dit aux juges que "M. de Villepin ne (lui) a pas fait part du fait que Jean-Louis Gergorin était désigné par certaines sources comme étant le corbeau de l'affaire Clearstream". "A aucun moment M. de Villepin ne m'a fait part de l'implication de Jean-Louis Gergorin dans cette affaire", a-t-il déclaré au cours de son interrogatoire. Mercredi dans un communiqué, le groupe Lagardère indique, sans autre précision, qu'"il y a bien eu un entretien entre Dominique de Villepin et (Arnaud) Lagardère au cours duquel ont été évoquées les rivalités au sein d'EADS et la situation de Gergorin".

Envoi de lettres anonymes :  Pierre de Bousquet de Florian, de son côté, a dit aux juges avoir "conseillé au ministre de l'Intérieur d'avoir au sujet des doutes sur Jean-Louis Gergorin, une conversation avec le patron direct de l'intéressé" Arnaud Lagardère. A la date du 23 septembre, les doutes sur la manipulation ont été établis dans l'enquête secrète que Dominique de Villepin, alors chef de la diplomatie, avait confiée au général Philippe Rondot en janvier 2004, mais aussi dans l'enquête de la DST diligentée en juillet 2004 par le même ministre passé place Beauvau.

Dominique de Villepin, aujourd'hui Premier ministre, devrait être entendu dans l'affaire à une date encore indéterminée. Les juges pourraient l'interroger sur le contenu de sa rencontre avec Arnaud Lagardère et sur les raisons pour lesquelles il n'a pas informé ce dernier de l'implication de Jean-Louis Gergorin dans l'affaire. Jean-Louis Gergorin a été mis en examen le 1er juin 2006 pour "dénonciation calomnieuse" et "faux et usage de faux" après avoir reconnu être l'auteur d'envois anonymes à la justice, contenant des listings Clearstream qui se sont révélés truqués.

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V
Il faut qu'on sache vite si Villepin est franc ou menteur. C'est le Premier Ministre qui dirige la France. Les médias sont priés de faire leur boulot !
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