Clearstream: Alliot-Marie a demandé des "vérifications" sur deux noms
Clearstream: Alliot-Marie a demandé des "vérifications" sur deux nomsLa ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a précisé vendredi lors de son audition devant les juges de l'affaire Clearstream qu'elle avait demandé des "vérifications" sur deux proches collaborateurs de son ministère, lit-on mardi dans l'Est Républicain et Le Parisien.
Mme Alliot-Marie a indiqué aux magistrats qu'elle avait demandé en novembre 2003 à ce que les "vérifications" sur les deux fonctionnaires du ministère, MM. Jevakhoff et Collet-Dillon, figurant selon elle dans les listings truqués de Clearstream, "n'interviennent que dans le strict cadre des compétences du ministère de la Défense". En outre, elle affirme qu'elle n'a "jamais vu" les listings en question à ce moment-là.
Les deux quotidiens publient mardi matin des extraits de la déposition comme témoin de Mme Alliot-Marie qui, selon eux, fait une quarantaine de pages.
Interrogée sur les raisons pour lesquelles Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, s'est intéressé à ce dossier en janvier 2004, Mme Alliot-Marie a répondu qu'elle ne "sait pas dans quelles conditions (il en) a été saisi".
Toutefois, elle justifie l'enquête demandée au général Philippe Rondot, son conseiller spécial, par M. de Villepin "dans la mesure où il y avait une dimension internationale". Elle considère que l'actuel Premier ministre aurait pu la prévenir "par courtoisie", mais elle ajoute qu'il ne s'agissait pas d'une "obligation institutionnelle".
Concernant le président de la République, Mme Alliot-Marie a assuré aux juges qu'elle n'avait "jamais évoqué ce dossier à aucun moment" avec lui. Interrogée sur la mention "si nous apparaissons le PR et moi, nous sautons" attribuée par le général Rondot dans une de ses notes à M. de Villepin, elle dit qu'elle n'a "pas d'explication".
Contrairement à ce que le général Rondot affirme dans ses notes, la ministre déclare que le haut gradé ne lui a parlé de la présence de M. Sarkozy dans les listings qu'en "juillet 2004" et non en mai.
"Non, je n'ai pas informé Nicolas Sarkozy. Il le savait puisque son nom était dans la presse", a-t-elle affirmé aux juges.
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