Chirac à Colombey ce jeudi pour affirmer l'actualité du message gaulliste
Chirac à Colombey ce jeudi pour affirmer l'actualité du message gaullisteJacques Chirac se rendra jeudi à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne) où il devrait affirmer l'actualité du message du général De Gaulle, à l'occasion du 36e anniversaire de la mort du fondateur de la Vème République.
Jacques Chirac se recueille sur la tombe du général de Gaulle, le 9 novembre 2004 à Colombey-les-Deux-Eglises
Comme il le fait tous les ans à la même date, le président de la République fleurira la tombe du général. Mais, pour cette dernière cérémonie avant la fin de son second mandat, il posera aussi la première pierre d'un mémorial dédié à l'oeuvre et à la vie de Charles De Gaulle et prononcera une allocution.
M. Chirac sera entouré de proches: le Premier ministre Dominique de Villepin, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie et le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Débré.
Le président du Sénat Christian Poncelet, le ministre des Anciens combattants Hamlaoui Mékachéra, l'ancien ministre du général et président de la Fondation Charles De Gaulle Yves Guéna, ainsi que l'amiral Philippe de Gaulle assisteront aussi, entre autres, à la cérémonie.
Après l'hommage à l'homme et au grand soldat, Jacques Chirac devait surtout saluer "l'actualité de la vision de De Gaulle" qui fournit des "repères" pour l'action d'aujourd'hui, selon l'entourage du chef de l'Etat qui a souligné qu'il s'agirait d'un discours de commémoration mais aussi d'un message très politique.
Il devait ainsi affirmer "l'importance des institutions de la Vème République" alors que les propositions de rénovation des institutions fleurissent à six mois de la présidentielle, qu'il s'agisse de revenir à un régime parlementaire ou d'accentuer la présidentialisation.
"Il dira tous les risques de vouloir mettre à bas ce qu'il y a de plus solide dans nos institutions" qui ont donné à la France une stabilité politique et lui ont permis de se moderniser, a-t-on souligné de même source.
Dans les autres messages du général de Gaulle, M. Chirac devait évoquer "l'exigence de cohésion nationale", les grands projets et la politique industrielle, le refus du monde bipolaire et le respect de l'identité des nations, la nécessité d'un nouvel élan de la construction européenne.
M. Chirac devait en particulier souligner que "la France est forte quand elle affirme son identité dans la mondialisation", selon son entourage
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