Chevènement candidat à la présidentielle
Chevènement candidat à la présidentielleLe président du MRC a promis lundi sur TF1 d'aller "jusqu'au bout" et proposé une réforme des institutions. Ségolène Royal souhaite qu'il la "rejoigne". Il a estimé que la responsabilité d'une éventuelle défaite de la gauche ne reviendrait qu'à "celui qui ne propose rien" et non pas à la multiplication des candidatures. "Je sais que ce sera difficile, mais je conquérrai mon espace", a-t-il affirmé promettant d'ailleurs d'"aller jusqu'au bout". Interviewée au même moment sur France 2, soit à dix jours du vote des militants socialistes sur le candidat du PS (le 16 novembre), Ségolène Royal a aussitôt espéré qu'au contraire il revienne sur sa décision. "Je souhaite que le moment venu, si je suis désignée, il puisse me rejoindre" a-t-elle affirmée tout en répétant son respect pour Jean-Pierre Chevènement. Ce dernier avait obtenu 5,33% au premier tour de l'élection présidentielle en 2002.
On attendait sa décision, il l'a annoncée lundi dans le journal de 20h de TF1 : à 67 ans, Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et maire de Belfort, a décidé d'être candidat à la présidentielle de 2007. Une décision qui, dit-il, s'est "imposée" à lui "progressivement et avec la force de l'évidence". Et quand on lui reproche d'avoir été en partie responsable de la défaite de la gauche en 2002 et de risquer d'en faire de même en se présentant parallèlement au candidat du PS, il répond "la responsabilité ne peut être que sur celui qui ne proposait rien", entendez Lionel Jospin et celui qui échouera à gauche si échec il y a.
Jean-Pierre Chevènement propose d'ores et déjà un "gouvernement économique au niveau européen" et un référendum à Bruxelles sur la réforme des institutions, rappelant qu'il "ne s'est rien passé" depuis le "non" au référendum sur la Constitution européenne en mai 2005. Dans cette optique, il présentera le 13 novembre "trois chantiers, 20 propositions" sur la place de la République à Paris.