Clearstream: Michèle Alliot-Marie entendue comme témoin vendredi
Clearstream: Michèle Alliot-Marie entendue comme témoin vendrediLa ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie sera entendue comme simple témoin vendredi par les magistrats chargés de l'affaire Clearstream, a-t-on appris lundi auprès du ministère de la Défense.
La ministre française de la Défense Michèle Alliot-Marie à l'ambassade de France au Koweït, le 4 novembre 2006
Cette audition aura lieu au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, a-t-on précisé de même source.
La ministre de la Défense avait "demandé" fin octobre à être entendue le "plus vite possible" par la justice dans l'affaire Clearstream. Elle avait déclassifié début juillet la quasi-totalité des documents saisis à la DGSE dans le cadre de cette affaire.
Le conseil des ministres avait autorisé l'audition de Mme Alliot-Marie le 18 octobre et le parquet de Paris a requis depuis son audition et celle du Premier ministre Dominique de Villepin, une première dans l'histoire judiciaire française.
Les juges souhaitent entendre la ministre sur ce qu'elle savait, en 2003 et 2004, de ce qui s'est avéré être depuis une manipulation attribuant à de nombreuses personnalités - dont Nicolas Sarkozy, partie civile - des comptes bancaires occultes.
Soupçonnée dans certains articles de presse d'avoir été au courant de l'affaire dès 2003 et de l'avoir couverte, Mme Alliot-Marie a "formellement" démenti.
La ministre, dont les bureaux au ministère de la Défense ont fait l'objet d'une perquisition en avril, a souligné n'avoir jamais eu connaissance à cette date d'une liste de responsables politiques.
Les juges d'instruction chargés du dossier Clearstream, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, doivent entendre prochainement M. de Villepin.
Vendredi, l'avocat d'Imad Lahoud, falsificateur présumé de listings bancaires de Clearstream, a relancé l'affaire, affirmant que son client avait rencontré à deux reprises M. Sarkozy en 2004, ce que le ministre de l'Intérieur a démenti.
Le nom du compagnon de Mme Alliot-Marie, le député UMP Patrick Ollier, est également apparu dans le dossier, la ministre s'affirmant visée à travers lui.
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