Royal ne veut "pas laisser des gamins faire la loi"
Royal ne veut "pas laisser des gamins faire la loi
Par ailleurs, elle dit avoir "bon espoir de passer au premier tour" de l'élection du candidat socialiste à l'élection présidentielle, qui aura lieu le jeudi 16 novembre. "Passer au premier tour serait un atout pour la campagne qui va suivre, une force, un élan, et surtout des batailles internes destructrices en moins", souligne-t-elle en lançant "un appel à la mobilisation".
Si elle juge qu'il "n'y a pas besoin de changer la loi", contrairement à Nicolas Sarkozy, elle veut "sévir dès la première incartade". "Avec les travaux d'intérêt général, les mesures de compensation ne manquent pas", dit-elle, en réponse à la proposition du ministre de l'Intérieur de sanctionner comme des majeurs les mineurs récidivistes.
Ségolène Royal n'entend "pas laisser des gamins de 12-15 ans faire la loi dans le pays". La candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle affiche sa fermeté dans un entretien accordé à deux quotidiens régionaux, Le Progrès et Midi-Libre.
"C'est dès la première incartade qu'il faut sévir, même pour un tag, un petit vol, dans l'intérêt même des jeunes pour les dissuader de récidiver", déclare la députée des Deux-Sèvres. Pour elle, cependant, "il n'y a pas besoin de changer la loi".
Plaidoyer pour le retour de la police de proximité : "Avec les travaux d'intérêt général, les mesures de compensation ne manquent pas", dit-elle, alors qu'un projet de loi sur la sécurité présenté par Nicolas Sarkozy est en cours d'examen au parlement.
Pour assurer la sécurité dans les banlieues, Ségolène Royal recommande d'être "réactif", mais aussi de remettre "sur le terrain la police de proximité" et d'atteindre une certaine "mixité entre jeunes et fonctionnaires chevronnés, que ce soit dans la police ou chez les enseignants".