Le Pen accuse Royal et Sarkozy de démagogie
Le Pen accuse Royal et Sarkozy de démagogieLe président du Front National Jean-Marie Le Pen renvoie dos-à-dos la présidentiable socialiste Ségolène Royal et le ministre UMP de l'Intérieur Nicolas Sarkozy qui ont en commun, selon lui, une "démagogie criante".
"Si Nicolas Sarkozy n'hésite pas à se réapproprier certaines de mes thèses, il ne va jamais jusqu'au bout", dit le dirigeant d'extrême-droite dans une interview au Journal du Dimanche.
"Malgré les apparences, le discours de Ségolène Royal n'est pas très différent lorsqu'elle parle d'encadrement militaire (pour les jeunes délinquants), d'autorité ou d'ordre", ajoute-t-il. "Ils ont en tout cas une chose en commun : leur démagogie criante."
A six mois de l'élection présidentielle de 2007, la présidente de la région Poitou-Charentes et le président de l'UMP sont aujourd'hui les présidentiables favoris des sondages.
Jean-Marie Le Pen les accuse d'avoir "l'oeil rivé sur les enquêtes d'opinion et ce qu'ils croient être les aspirations profondes des Français".
"Ils multiplient les propositions populistes comme les 'jurys populaires' pour l'une ou les 'espaces fumeurs' dans les bars-tabac de villages pour l'autre", poursuit-il.
"Ségolène Royal a en plus une séduction naturelle dont elle use largement", ajoute-t-il. "Mais la route est longue. La véritable campagne n'a pas encore commencé. J'ai connu des femmes très belles, superbement maquillées en début de soirée, dont le rimmel coulait en fin de soirée."
Jean-Marie Le Pen se dit "sûr" d'accéder au second tour de la présidentielle de 2007, comme il l'a fait en 2002.
"Il y a cinq ans, à la même époque, les chiffres des sondages me concernant étaient divisés par deux. Faites le calcul !" fait-il valoir.
Selon un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche, il est crédité d'un potentiel électoral de 18% au premier tour de la prochaine présidentielle, un score supérieur à celui qui lui a permis le 21 avril 2002 de devancer le candidat socialiste Lionel Jospin.
Jean-Marie Le Pen dit avoir recueilli près de 400 des 500 parrainages d'élus locaux nécessaires pour se présenter et affirme que s'il ne pouvait être candidat faute de pouvoir remplir cette "simple question de formalité", ce serait "un séisme politique dont les conséquences seraient terribles".
"Que ceux qui se risqueraient à m'empêcher de les obtenir sachent qu'ils prendraient une lourde responsabilité devant les Français. Ce serait jouer avec le feu", avertit le président du FN, selon qui des maires ont reçu des "menaces et des pressions" pour ne pas lui accorder leur signature et "ont peur pour leur famille".
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