Bush admet un parallèle avec le Vietnam

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Bush admet un parallèle avec le Vietnam

S'il a reconnu la récente multiplication des attaques d'insurgés irakiens, lancées en plein contexte électoral aux Etats-Unis, il refuse toujours tout "retrait prématuré". Mercredi, un éditorial du New York Times a comparé cette hausse des violences en Irak à l'offensive du Têt, en janvier 1968, tournant de la guerre du Vietnam.

C'est la première fois qu'il admet une telle comparaison, jusqu'à présent farouchement refusée par son gouvernement : George W. Bush a reconnu mercredi une analogie possible entre la guerre en Irak et la guerre au Vietnam. Déclaration laconique mais potentiellement désastreuse faite sur la chaîne de télévision ABC : interrogé sur un éditorial de Thomas Friedman qui, dans le New York Times, comparait les attaques contre les forces américaines et irakiennes à l'offensive du Têt, le président américain a déclaré : "Il pourrait avoir raison". Et d'expliquer lui-même : "le niveau de violence s'est certainement élevé, et nous allons vers des élections" - en l'occurrence, le renouvellement du Congrès le 7 novembre.

L'offensive du Têt, menée par le Vietcong et l'armée nord-vietnamienne contre les troupes sud-vietnamiennes et américaines à partir de janvier 1968, s'était soldée par ce qui peut être considéré comme une lourde défaite militaire pour les forces communistes. Mais elle passe aussi pour une victoire psychologique considérable pour elles et un tournant dans la guerre. Comme l'actuelle flambée de violence en Irak, elle avait eu lieu sur fond de débat électoral. Et dans sa tribune, Thomas Friedman a précisément noté que les "jihadistes" redoublent les attaques pour tirer le plus grand profit de l'actuel contexte électoral américain.

Nous ne dirons pas : courage, fuyons" : George W. Bush, sur la défensive dans l'entretien avec ABC, a néanmoins réfuté que chaque jour éloigne davantage l'administration de son objectif d'un Irak capable de s'auto-gouverner et de s'auto-défendre. Et il a de nouveau refusé un retrait prématuré des troupes américaines, affirmant que "l'ennemi" cherchait précisément à briser la détermination américaine en menant des attaques et en attisant la violence confessionnelle.. "Je suis patient. Je ne suis pas patient indéfiniment. Je ne suis pas patient au point de m'endormir. Mais je reconnais le niveau de difficulté de la tâche et c'est pourquoi je dis aux Américains, nous ne dirons pas: courage, fuyons".

Pas de retrait prématuré, donc... même si George W. Bush a reconnu la brutalité des dernières semaines. Depuis début octobre, environ 70 soldats américains ont été tués en Irak. Ce mois s'annonce déjà comme l'un des plus meurtriers pour l'armée américaine, qui a perdu plus de 2770 soldats depuis l'invasion de mars 2003. 

Cour martiale pour 8 soldats américains accusés de meurtres : L'armée américaine a annoncé mercredi la prochaine comparution devant une cour martiale de huit soldats ayant participé à des exactions dont le viol et le meurtre d'une jeune fille irakienne de 14 ans. Il s'agit du dernier épisode d'une longue série de scandales dans lesquelles est impliquée l'armée américaine en Irak. Des dizaines de soldats sont soupçonnés d'avoir tué ou maltraité des civils irakiens.

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Publié dans Actualités

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