Les policiers demandent des renforts
Les policiers demandent des renfortsAprès la nouvelle attaque de samedi, ils dénoncent la hausse des violences à leur égard et craignent un tragique anniversaire des émeutes de novembre 2005. Gravement blessé à la mâchoire, le policier attaqué samedi à Epinay-sur-Seine pourrait quitter l'hôpital lundi. D'ailleurs, certains craignent une triste commémoration de cet événement : le Syndicat national des officiers de police (SNOP - majoritaire) a demandé dimanche des "renforts" dans le département de Seine-Saint-Denis affirmant que "les délinquants des cités du 93 s'apprêtent à ‘fêter' violemment" les émeutes de novembre dernier. Les syndicats de police renvoient en outre la balle à la justice, parlant de "l'impunité" dont bénéficient les délinquants. Le Pen : la France est "menacée de guerre civile" : Jean-Marie Le Pen, interrogé dimanche par Canal + sur l'agression de policiers à Epinay-sur-Seine, estime qu'il s'agit de "quelque chose d'extrêmement préoccupant, parce que de toute évidence, il y a une stratégie des cagoulards pour essayer de faire monter la pression et éventuellement aboutir à des conflits très forts". Pour le président du Front national, ces violences sont "les conséquences d'une politique criminelle menée depuis trente ans dans notre pays et qui a consisté à laisser entrer dix millions d'étrangers chez nous", ce qui a "abouti à des concentrations, en particulier dans les banlieues, de populations étrangères inassimilées". Pour Jean-Marie Le Pen, la France est "menacée à plus ou moins brève échéance de guerre civile, d'affrontements violents".
Il a subi une trentaine de points de suture et ne peut s'exprimer oralement car sa "lèvre est éclatée", mais il pourrait sortir lundi de l'hôpital d'Eaubonne, dans le Val-d'Oise. Le policier blessé samedi à la mâchoire par un jet de pierre à Epinay-sur-Seine où 30 à 50 jeunes ont pris à partie une équipe de la brigade anti-criminalité doit être examiné dimanche par les médecins qui décideront s'il peut ou non quitter l'hôpital.
Suite à ce nouvel incident grave entre policiers et jeunes des cités difficiles, les policiers, qui parlent de véritable "guet-apens" tout comme de nombreux habitants d'Epinay, font état d'une "nette recrudescence" de la violence dans les banlieues à leur égard depuis les émeutes de l'automne 2005.