Opération de police aux Tarterêts, onze interpellations
Opération de police aux Tarterêts, onze interpellationsSix jours après la violente agression de deux CRS aux Tarterêts, la police a mené lundi à l'aube une opération dans cette cité difficile de Corbeil-Essonnes (Essonne), qui a permis l'arrestation de onze suspects.
Avant la levée du jour, quelque 220 policiers (dont 80 CRS) ont pris position aux pieds de plusieurs tours de la cité et sont montés en force dans les étages où ils ont appréhendé sans encombres onze personnes, dont deux mineurs.
Elles ont été conduites, menottées, dans des voitures de police qui attendaient à proximité, a constaté un journaliste de l'AFP.A cette heure de la journée, la cité était quasiment déserte à l'exception de quelques rares passants partant travailler.
Les onze suspects étaient dans le collimateur de la police, et aucun n'a échappé à l'arrestation, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Pendant que l'opération se déroulait quelques projectiles, des pierres et des bouteilles de verre, ont été jetés depuis un immeuble en direction des policiers, mais sont tombés dans la rue sans faire de blessé ni toucher quoi que ce soit.
A cette heure de la journée, la cité était quasiment déserte à l'exception de quelques rares passants partant travailler. Seules quelques têtes se sont penchées aux fenêtres, alertées par le déploiement policier.
Au cours des derniers jours, le service de l'identité judiciaire de Versailles avait travaillé à identifier les auteurs présumés de la double agression, à partir des empreintes et des traces ADN qui avaient été retrouvées sur place sur des reliefs de repas, notamment des boîtes de pizzas.
Selon des sources proches de l'enquête, cela avait permis l'identification de plusieurs personnes déjà connues de la police, et donc fichées.
L'agression des deux CRS, qui ont raconté être tombés dans "un guet-apens", avait provoqué l'indignation des syndicats de policiers.
Les deux policiers circulaient à bord d'une voiture banalisée qui avait été touchée par des jets de pierres. Au moment où il était sorti pour constater les dégâts, le chef de bord, le capitaine Ludovic Aubriot, avait été agressé par une vingtaine de jeunes, cachés dans des fourrés. Il était toujours hospitalisé lundi dans un état jugé satisfaisant.
Il avait été roué de coups, frappé à coups de pieds et de poings et touché notamment au visage et à un poignet, dont le tendon a été sectionné. Son collègue a été moins grièvement blessé.
Condamnant des agresseurs qui se sont "comportés comme des sauvages", le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait déclaré: "Nous ne lésinerons pas sur les moyens pour retrouver" les auteurs de l'agression. "Nous irons les chercher un par un".
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