Week-end de tractations en vue sur le front du CPE

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

 Week-end de tractations en vue sur le front du CPE

Alors que la crise du CPE mine chaque jour un peu plus la majorité, une source gouvernementale a annoncé vendredi "un week-end utile" et une "solution convenable" pour lundi. Plusieurs solutions sont envisagées, comme un nouveau type de contrat aidé... ou un appel aux propositions des partenaires sociaux.

Rien n'est encore réglé dans la crise du CPE et des tractations vont se poursuivre pendant le week-end entre le gouvernement et sa majorité pour présenter dès lundi une proposition de loi "sur la base" des trois jours d'entretiens entre parlementaires UMP et partenaires sociaux. Selon l'entourage de Bernard Accoyer, les parlementaires UMP chargés de la sortie de crise sont "déterminés à tout faire pour que la proposition de loi" sur l'emploi des jeunes "soit prête dès lundi".

Côté gouvernement, on affiche la même volonté. "Nous allons travailler tout samedi et dimanche. Ce sera un week-end utile" qui devrait déboucher, d'ici l'intersyndicale prévue lundi à 16h30, sur "une solution convenable", selon une source proche du gouvernement. "Il y aura des aller-retours tout au long du week-end entre la rue de Grenelle (ndlr: siège du ministère de la Cohésion sociale) et les présidents des groupes UMP", a également affirmé cette source.


Exaspération des sarkozystes
: Les uns et les autres sont d'autant plus déterminés à trouver une solution que l'exaspération est chaque jour de plus en plus palpable au sein de l'UMP. Certains députés, sarkozystes, menacent même - de façon anonyme toutefois - de déposer une proposition de loi demandant "l'abrogation" pure et simple du CPE si aucune solution n'est trouvée avant l'intersyndicale. En fait, résume la source proche du gouvernement, "il y a une course à l'échalotte" entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, sur le CPE.

Le Premier ministre ne veut pas entendre parler d'"abrogation" car "ce serait humiliant pour lui", reconnaît le député sarkozyste Eric Woerth. Abroger, "ce serait capituler" et "il n'en est pas question", a ajouté un élu villepiniste. Le même a prévenu que si tel devait être le cas, il y aurait "une explosion" du groupe UMP à l'Assemblée.


Interview au frigo : 
Quant au président de l'UMP et numéro deux du gouvernement, il veut faire prévaloir ses propres propositions. Preuve de la tension au sein de la majorité, l'interview qu'il a donnée au Figaro n'a pas été diffusée vendredi et ne le sera pas davantage samedi. "Compte tenu des contacts en cours, Nicolas Sarkozy a préféré différer son expression publique", a expliqué Le Figaro. En fait, Jacques Chirac, selon des sources, ou Dominique de Villepin, ou les deux, selon d'autres sources, ont fait pression pour que cette interview ne paraisse pas.

Pour mettre fin à une crise, plusieurs solutions sont envisagées. Selon François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, un nouveau type de contrat aidé pourrait remplacer "immédiatement" le CPE à la demande de la CFDT, tandis que les partenaires sociaux seraient invités à discuter de l'insertion des jeunes "en général". Selon lui, ce serait "une sorte de Civis bis", en référence au Contrat d'insertion dans la vie sociale qu'il avait lui-même lancé en 2003.

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Publié dans Le CPE

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