Nouveau texte ou pas, la lutte étudiante s'intensifie
Nouveau texte ou pas, la lutte étudiante s'intensifieMalgré l'annonce d'un nouveau texte piloté par l'UMP, les organisations étudiantes comptent poursuivre leur lutte. La coordination nationale lycéenne et étudiante a appelé à la grève générale à partir de mardi.
Les organisations de jeunes n'ont pas baissé la garde dimanche en réclamant toujours le retrait du CPE et en promettant d'intensifier la lutte, nouvel interlocuteur ou pas, après l'annonce d'un nouveau texte piloté par les élus UMP et le président du parti majoritaire, Nicolas Sarkozy.
La coordination nationale lycéenne et étudiante réunie à Villeneuve-d'Ascq (Nord), non affiliée à un syndicat, a appelé à une "grève générale reconductible" à partir de mardi, nouvelle journée nationale d'action contre le contrat première embauche.
Appel au blocage de la circulation : Les 500 étudiants et lycéens venus de 69 établissements du supérieur et de 45 lycées, réunis dans le Nord, ont appelé à bloquer la circulation routière et ferroviaire jeudi, à mener vendredi des "actions auprès des tribunaux contre la répression policière" et "à maintenir l'occupation des universités et des lycées pendant les vacances" de Pâques qui débutent samedi.
Ils ont aussi annoncé de nouvelles manifestations le 11 avril. Les syndicats étudiants et lycéens ont aussi prévu d'agir toute la semaine, via des assemblées générales, des occupations, des blocages, des grèves et en allant manifester avec leurs aînés mardi.
Pas de discussion sans retrait : Les universités seront donc encore perturbées, les lycées aussi. "Pour nous il y aurait une solution toute simple, c'est que la proposition de loi UMP annule l'article de loi qui instaure le CPE", a déclaré samedi sur Canal+ Bruno Julliard, le président de l'Unef, syndicat étudiant à la pointe de la mobilisation depuis plus de deux mois.
Le leader étudiant a reçu samedi un appel téléphonique de Nicolas Sarkozy au sujet de la "nouvelle proposition de loi pour amender le CPE", que doivent préparer les parlementaires UMP et qui ne devrait pas être déposée avant début mai, après discussion avec les partenaires sociaux.
"Je ne vois pas maintenant pourquoi les syndicats seraient la bouée de sauvetage du CPE", a répliqué M. Julliard. Même refus d'engager pour l'instant la discussion à la Confédération étudiante (Cé), pour laquelle "le Président et son gouvernement ont fait le choix de la confusion en décidant de promulguer le loi, tout en reconnaissant que le CPE n'est pas une bonne mesure".
""Cette semaine va être très agitée" : Ce syndicat étudiant a appelé à "construire et à amplifier la mobilisation", tandis que le Fage, arrivée première aux élections au Crous, a prôné la poursuite du mouvement "jusqu'à l'instauration d'un véritable dialogue social".
Même refrain du côté des lycéens. Le président de l'UNL Karl Stoeckel a souhaité "enraciner les occupations, les grèves et les blocages. Chirac était sourd, là il nous montre qu'il est aveugle, on va faire trembler le pavé", a-t-il averti. L'UNL a appelé "tout le monde à déployer partout des banderoles +Retrait du CPE+ pour rendre la mobilisation visible. On va aussi appeler les maires de France opposés au CPE de déclencher tous les jours à 14h00 leurs alarmes pour manifester leur opposition à ce texte".
Il s'agit de "rendre la mobilisation quotidienne, omniprésente, d'occuper le terrain, on va faire du bruit jusqu'au retrait" ont ainsi affirmé d'une même voix les lycéens de l'UNL et de la FIDL.
"Cette semaine va être très agitée. Chirac nous a fait un doigt d'honneur, c'est pas comme ça qu'on répond à la jeunesse", a affirmé Tristan Rouquier, président du syndicat lycéen FIDL.
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