En attendant la décision du Conseil constitutionnel

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  En attendant la décision du Conseil constitutionnel

Le monde politique est suspendu à la décision que le Conseil constitutionnel pourrait rendre dès jeudi soir sur la loi égalité des chances créant le CPE, et attend dans la foulée une intervention de Jacques Chirac, sollicitée de toutes parts, notamment par les syndicats.

Le monde politique attend la décision du Conseil Constitutionnel mais les experts constitutionnalistes et les responsables politiques sont cependant quasi-unanimes à ne pas croire à une censure du texte par les sages. Saisis le 14 mars par les parlementaires socialistes, les membres du conseil constitutionnel avaient un mois pour se prononcer. Lors de la séance de questions au gouvernement mercredi, Dominique de Villepin a lui-même affirmé aux députés que cet avis, si attendu, serait rendu ce jeudi.

Chirac "à l'unisson" avec Villepin  :  Répondant au numéro un du PS François Hollande qui lui redemandait le retrait du CPE, le Premier ministre a lâché au passage un lapsus ("démission" au lieu de "décision") qui a fait redoubler les rumeurs sur son possible départ de Matignon. Cependant, un peu plus tard, des proches du chef de l'Etat faisaient savoir que Jacques Chirac est "totalement à l'unisson" avec son chef de gouvernement dans l'affaire du CPE.

Du coup l'UMP, dont le président Nicolas Sarkozy se rend en Italie ce jeudi pour le congrès du parti populaire européen, a paru, après beaucoup de flottements, vouloir resserrer les rangs. Selon les mêmes proches de Jacques Chirac, ce dernier pourrait s'adresser très vite, peut-être dès jeudi soir, aux Français et promulguer tout aussi rapidement la loi litigieuse. Et ce, au risque de braquer encore plus l'intersyndicale des salariés, étudiants et lycéens qui, tout en appelant à une nouvelle journée d'action le 4 avril, lui a demandé "d'utiliser ses prérogatives constitutionnelles pour que le CPE soit retiré". "Il y a des inquiétudes, nous y répondrons. Face au chômage des jeunes, je ne baisserai pas les bras", a redit mercredi soir Dominique de Villepin, sur le perron de Matignon. Il venait de recevoir trois organisations étudiantes, dont une s'est dite "très déçue" à la suite de l'entretien. Deux autres (Unef, Confédération étudiante), en première ligne pour demander le retrait du CPE, avaient refusé son invitation.

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Publié dans Le CPE

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