Sarkozy félicite ses troupes

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

   Sarkozy félicite ses troupes

Le ministre de l'Intérieur s'est rendu mardi soir à Paris sur la place de la République, qui a connu des heurts en fin de manifestation anti-CPE. Il y a rendu hommage aux forces de l'ordre, qui ont su "s'adapter" face aux casseurs.

Mardi, peu après 21H : alors que les forces de l'ordre finissent d'évacuer la place de la République, à Paris, Nicolas Sarkozy arrive et ne prête pas attention aux quelques "Sarkozy démission!" lancés par la poignée de manifestants toujours présents et maintenus à une trentaine de mètres. Il prend soin d'éviter de répondre aux questions des journalistes sur le CPE, expliquant qu'il est là "en tant que ministre de l'Intérieur".

"Vous savez, aujourd'hui, j'ai eu à bien m'occuper. Croyez-moi, chaque minute a été utilisée. Les discussions politiques, c'est à un autre moment", poursuit-il, abandonnant la casquette de président de l'UMP qu'il avait coiffée peu auparavant devant la commission exécutive de son parti. Selon des propos rapportés par plusieurs participants, il avait alors jugé que vu l'ampleur des manifestations anti-CPE, "le gouvernement était maintenant obligé de bouger".

"Courage", "professionnalisme exemplaire" :  Place de la République, il salue les responsables des CRS et des gendarmes mobiles mobilisés et surtout répond aux critiques formulées après la manifestation du 23 mars qui s'était soldée par des violences sur l'esplanade des Invalides. Les forces de l'ordre avaient été notamment accusées de ne pas avoir empêché les agressions de manifestants par de jeunes casseurs. Ces "polémiques qui ont été lancées par (le maire socialiste de Paris Bertrand) Delanoë et un certain nombre de responsables socialistes sont irresponsables", lance le ministre à quelques journalistes. "On a essayé de tirer les conséquences de ce qui s'est passé jeudi dernier pour adapter le dispositif aujourd'hui".

Depuis la place, le ministre de l'Intérieur se félicite de l'efficacité du "contrôle en amont" pour repérer d'éventuels casseurs, de l'action des policiers en civil et de l'"excellente" collaboration avec les services d'ordre syndicaux. "Courage", "professionnalisme exemplaire" : Nicolas Sarkozy rend hommage à ses troupes, leur sachant gré d'avoir effectué "beaucoup d'arrestations" tout en évitant les brutalités, "comme je leur avais demandé". Moins d'un quart d'heure après son arrivée, juste avant de se rendre au chevet d'un officier "sérieusement blessé" et admis à l'hôpital Lariboisière pour avoir été touché à la tête par une fusée, Nicolas Sarkozy quitte la place, indifférent aux huées de ses détracteurs.

Plus tard, il s'exprime à nouveau, place Beauvau, devant 200 policiers et gendarmes. Cette fois, c'est pour réclamer la fermeté à l'égard des auteurs de violences contre les forces de l'ordre. "J'ai demandé au garde des Sceaux (Pascal Clément) de veiller à ce que les parquets les poursuivent fermement. Un individu qui porte atteinte à un policier ou à un gendarme devrait être condamné à de la prison ferme. J'en ai vu trop souvent s'en tirer avec un contrôle judiciaire".

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Publié dans Le CPE

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