Catastrophe évitée de justesse

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

Un A320 échappe au pire

L'avion d'une compagnie américaine s'est posé mercredi sur l'aéroport international de Los Angeles, privé de son train d'atterrissage avant. Malgré d'impressionnantes flammes et étincelles, les 140 passagers et six membres d'équipage sont sortis indemnes. Ils venaient de vivre près de trois heures d'angoisse, le temps pour l'avion de brûler son kérosène.

18h15 locales, à l'aéroport international de Los Angeles. Après avoir tourné près trois heures au-dessus de la mer au sud de la mégapole californienne, le pilote de l'Airbus A320 de la compagnie Jetblue décide de tenter l'atterrissage. Il sait, depuis le décollage, qu'il ne pourra pas compter sur son train d'atterrissage, bloqué perpendiculairement à la piste.

Le vol de la compagnie américaine avait décollé de l'aéroport de Burbank, au nord de Los Angeles à 15h17, heure locale, à destination de New York. A bord : 140 passagers et six membres d'équipage. Dans le cockpit, un voyant signale un souci au train d'atterrissage. L'équipage décide de rebrousser chemin par précaution. Pour prendre la mesure du problème, l'appareil passe au dessus de la tour de contrôle de l'aéroport de Long Beach, au sud de Los Angeles. L'anomalie est confirmée.


Messages d'adieu : L'A320 commence un ballet de plus de deux heures afin de brûler son carburant pour minimiser les risques d'incendie et se rendre plus léger. Dans l'appareil, la tension des occupants est à son comble. Plusieurs d'entre eux envoient des SMS à leurs proches. Un passager enregistre même sur son caméscope un message d'adieu pour sa compagne, "au cas où".


Au sol, camions de pompiers et ambulances sont déployés par dizaines sur le tarmac de l'aéroport de Long Beach. Les caméras de télévision ont pris position et retransmettent les images de l'Airbus. Selon Reuters, les passagers auraient pu suivre l'évolution de la situation en direct sur leurs écrans.

Flammes et étincelles :
Le moment venu. L'avion se présente devant une des pistes de l'aéroport international. L'objectif est de poser, avec une extrême précaution, d'abord les roues arrière puis le train avant inutilisable. Le pilote garde l'espoir que les roues avant se redresseront au contact avec le tarmac. Mais il n'en est rien. Les pneus commencent à fumer, éclatent, le frottement des jantes libère une gerbe de flammes et d'étincelles. Mais le train résiste. L'avion ne dévie pas et reste sur la piste. Il finit par s'immobiliser sans capoter ni prendre feu.

L'avion est intact. Aucun blessé n'est à déplorer. Les toboggans d'évacuation d'urgence n'ont même pas dû être déployés. Et, c'est par la passerelle que les occupants quittent l'aéronef, certains soutenus par des personnels des services d'urgence, avant d'embarquer dans des bus de l'aéroport. "JetBlue est très heureux d'annoncer que le vol 292 a atterri sans dommage à 18h19 et que nous n'avons pas d'informations sur des blessés, que ce soit parmi les passagers ou l'équipage", déclare un porte-parole de la compagnie.

Publicité

Publié dans Actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article