Quand il n'y aura plus de pétrole... Energies du futur mais des besoins au présent....

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

     Quand il n'y aura plus de pétrole... Energies du futur mais des besoins au présent....

L'Agence internationale de l'énergie prévoit un accroissement de 60% d'ici 25 ans de la demande mondiale en hydrocarbures.

Ainsi, sommes-nous au seuil d'une nouvelle période de doutes profonds concernant la pérennité des approvisionnements en hydrocarbures. L'alternative du tout nucléaire n’est, quant à elle, plus à l’ordre du jour au niveau des pouvoirs publics.

A cela s'ajoute une pression environnementaliste croissante au niveau international, avec la perspective d'application du protocole de Kyoto, comme au niveau local avec des exigences croissantes du public sur un respect de l’environnement.

On reparle donc des énergies du futur comme une alternative aux énergies fossiles - charbon, pétrole et gaz - responsables des émissions de CO2, donc du "réchauffement climatique".

Les objectifs de la directive européenne, qui fixe à 21% la part des énergies renouvelables dans le marché de l'électricité à l'horizon 2010, participent de la même préoccupation. Les énergies "vertes" dans la consommation d'électricité ne cessent de régresser (18% en 1990 - 13,5% en 2003). La France, pour sa part, entend suivre les objectifs tracés par Bruxelles. (voir à ce sujet l'article "Perspectives des énergies du futur")

Pour le grand public, électricité et énergie sont souvent synonymes de puissance publique et prérogative d’Etat. L'alternative des énergies du futur est souvent assimilée aux dogmatisme des écologistes radicaux ou aux utopies d'une sortie de l'ère productiviste. Pourtant la mobilisation de certains décideurs politiques et économiques autour de "l'économie responsable" - pour protéger l'environnement - pèse de plus en plus sur les politiques énergétiques. De même, les gardes-fous des assureurs visant à freiner les industries pollueuses ont aussi des effets de plus en plus sensibles.

Souvent associés aux énergies renouvelables, les espoirs d'un éventail d'énergies nouvelles pour le futur concerneront de plus en plus les individus, les familles, les décideurs locaux ou les chefs d'entreprises. Le caractère "renouvelable" de ces ressources énergétiques tient au fait qu'elles reposent sur des phénomènes naturels : la biomasse, le vent, le soleil, la terre et l'eau.

Eventail des alternatives énergétiques pour le futur : La biomasse concerne essentiellement l'utilisation de fumiers, lisiers ou autres déchets ou matériaux végétaux pour la production d'électricité grâce au biogaz. Contrairement aux combustibles fossiles, le bois ne contient pas de soufre. Lorsqu'il est brûlé dans des appareils à faible rendement ou à l'air libre, il génère toutefois une quantité importante de rejets polluants. Cet inconvénient est largement compensé lorsque la combustion s'effectue conformément aux normes en vigueur où les rejets sont alors divisés par 40 (monoxyde de carbone) et par 5 (poussières).

Toujours à base de végétaux, on trouve aussi les biocarburants qui comptent deux familles : les "bioessences", basées sur l'éthanol extrait de la betterave, des céréales ou de la canne à sucre, et les "biodiesels" - ou diester - reposant sur le procédé de méthanisation extrait des huiles végétales (colza, tournesol, soja, palme).

Le vent est utilisé pour produire de l'électricité en rendements industriels grâce à l'installation de parcs éoliens sur terre ou en mer. Mais la construction d'un simple aérogénérateur, ce joli moulin à vent installé dans son jardin, peut aussi être synonyme de grosses économies pour la facture d'électricité.

L'énergie du soleil donne lieu à deux types d'utilisations principales : le solaire thermique et le solaire photovoltaïque. Si le premier usage est directement dépendant de l'ensoleillement il présente l'avantage d'être faiblement émetteur de CO2. Le solaire photovoltaïque dit "solaire magique" fait appel à des panneaux dont les cellules en verre produisent, via un générateur photovoltaïque, de l'électricité. Le prix d'une telle installation photovoltaïque reste relativement élevé mais baisse régulièrement depuis l'industrialisation de la production des panneaux : un toit aménagé pouvant offrir un autre usage que l'unique protection contre la pluie et le vent.

Enfin, si l'eau est utilisée de longue date à des fins industrielles comme dans les moulins à eau, les centrales hydroélectrique sont devenues la 2e source d'énergie (15%) produite en France derrière le nucléaire. Mais parallèlement on constate le développement de "la petite hydroélectricité" que beaucoup d'écologistes dénoncent : les effets cumulés des petites retenues d’eau pourraient être, en effet, pire que ceux qui résultent de la construction des grands barrages.

Par ailleurs, on assiste aussi à un développement de l'utilisation des vagues et courants marins qui permettent de produire du courant électrique via une turbine changeant d'orientation suivant le sens du courant. Le site de La Rance (Ille-et-Villaine) étant la référence mondiale en matière d'énergie marémotrice.
Publicité

Publié dans Actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article