Les Bourses mondiales toujours incertaines
Les Bourses mondiales toujours incertaines
La Réserve fédérale américaine (Fed) est de nouveau intervenue jeudi en injectant 17 milliards de dollars supplémentaires dans le circuit monétaire pour empêcher une contraction des sources de crédit découlant de la crise des subprime. Plus tôt, la Banque du Japon avait mis 400 milliards de yens (2,5 milliards d'euros) à la disposition des marchés.
Les trois principales Bourses européennes, Londres, Francfort et Paris, étaient toujours secouées vendredi. Les bourses asiatiques continuent à dévisser. Vendredi, le Nikkei a connu sa baisse la plus forte depuis avril 2000 en chutant de 5,42%.
Après avoir ouvert en hausse de 0,13% par rapport à la clôture de jeudi, l'indice Footsie-100 des principales valeurs de la place londonienne cédait 20,50 points soit 0,35% à 07H11 GMT, à 5.838,40 points. L'indice des trente valeurs Dax de la Bourse allemande a ouvert en baisse de 0,39% à 7.241,62 points. La veille le Dax, jusqu'ici relativement épargné par la crise, avait clôturé à 7.270,07 points en forte baisse de 2,36%. La Bourse de Paris a de son côté ouvert en légère baisse, l'indice CAC 40 des principales valeurs de la place cédant 0,16%, à 5.256,86 points. Des résultats relativement positifs au regard des clôtures asiatiques.
Les Bourses d'Asie ont connu vendredi une nouvelle journée noire en raison de la crise des crédits hypothécaires à risque aux Etats-Unis, qui a fait fuir les investisseurs des marchés et entraîné une brutale appréciation du yen très néfaste pour l'économie japonaise. A Tokyo, deuxième place financière mondiale, l'indice Nikkei 225 a plongé de 5,42%, sa baisse la plus forte en une seule séance depuis avril 2000. Le Nikkei a terminé à 15.273,68 points, son plus bas niveau depuis le 7 août 2006, la remontée en flèche du yen paniquant le marché.
Mais la crise boursière ne semble pas terminée. Alors que Christine Lagarde, estime que "nous avons toutes les raisons d'être rassurés par la situation et que les fondements de l'économie française sont bons", la ministre de l'Economie a malgré tout écourté ses vacances jeudi pour analyser la situation, et Nicolas Sarkozy a demandé jeudi plus de transparence aux pays du G7 sur le fonctionnement des marchés boursiers.
L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance de vendredi sur un plongeon de 5,42%, une des baisses les plus fortes des dernières années, en raison de la crise des prêts hypothécaires à risques aux Etats-Unis et du redressement du yen.
Jeudi soir, les clôtures était également pour le moins inquiétantes. La Bourse de Paris a terminé en nette baisse jeudi pour la troisième séance consécutive, le CAC 40 perdant 3,26% à 5.265,47 points, son plus bas niveau de l'année. L'indice parisien a perdu de nouveau 177,25 points, dans des échanges soutenus avec plus de 10 milliards d'euros. A Londres, l'indice Footsie-100 des principales des valeurs de la place, a subi l'une des plus fortes baisses en Europe en abandonnant 250,4 points, soit 4,10% par rapport à la clôture de mercredi, à 5.858,90 points. Il s'agit de son plus bas niveau en séance depuis le 26 septembre et de son plus bas niveau en clôture depuis le 25 septembre. Francfort perdait quant à lui 2,36%, tandis que la Bourse de New York accentuait sa dégringolade.
Toutefois, la Bourse de New York est parvenu à se stabiliser in extremis jeudi, après avoir évolué en forte baisse durant presque toute la séance, sur fond de craintes entourant les subprimes: l'indice Dow Jones a perdu 0,12% et le Nasdaq a reculé de 0,32%.
Lagarde rentre précipitamment : Réagissant sur RTL, le président Sarkozy a estimé jeudi que la "moralisation" des marchés financiers passait par "de la régulation, des règles prudentielles, et de la transparence". "La liberté, ce n'est pas la loi de la jungle", a-t-il souligné, dénonçant "quelques ‘edgephones' qui empruntent à n'importe quel prix, à n'importe qui, sans qu'on sache à qui, (...) dans n'importe quelle condition". "Je suis pour une économie qui fasse toute sa place auxcréateurs et aux salariés, pas aux spéculateurs.".
Peu avant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, rentrée précipitamment de vacances à cause de cette tempête boursière, a déclaré ne pas craindre une "contamination" de la crise financière actuelle à "l'économie réelle" de la France . "Je ne conçois pas de contamination à l'économie réelle française" car cette dernière "repose sur des fondamentaux qui sont solides", a estimé la ministre, jugeant "extrêmement solide" l'industrie bancaire française et rendant hommage à l'action de la Banque centrale européenne, qui a injecté des liquidités massives pour apaiser les marchés.