Strauss-Kahn : "il faut rénover la pensée socialiste"
Strauss-Kahn : "il faut rénover la pensée socialiste"Dans un entretien au magazine Tribune Juive, Dominique Strauss-Kahn estime qu'il "faut rénover la pensée politique" et que la "recomposition politique à gauche" est "absolument nécessaire". "Quel que soit l'élu du 6 mai, elle aura lieu, même si elle sera plus facile si Ségolène Royal est élue", déclare l'ancien ministre socialiste des Finances. Il loue la "capacité de rénovation, de changement" de Royal qui "est une des caractéristiques majeures qui ont conduit les socialistes à la choisir comme candidate. Elle a pris des positions qui sont largement débarrassées des archaïsmes de la gauche traditionnelle". Pour lui, en France "la gauche est très diverse" et elle "va des électeurs d'extrême gauche jusqu'aux partisans du centre". Par conséquent "ce qu'elle propose aux Français, ne peut satisfaire à 100 % aucun d'entre eux, mais doit correspondre au maximum de la plupart d'entre eux".
Royal : DSK "pourrait faire un très bon Premier ministre" : Dans Le Monde, la candidate PS réaffirme aussi ne rien s'interdire concernant une éventuelle nomination de Bayrou à la tête du gouvernement.
François Hollande a lui estimé qu'il fallait "prendre le meilleur Premier ministre correspondant à la situation politique" mais "ne crois pas" que François Bayrou soit celui-ci.
Tandis que les spéculations se poursuivent quant au nom de son Premier ministre, en cas de victoire le 6 mai, Ségolène Royal apporte quelques précisions supplémentaires, dans l'édition du Monde qui paraît ce lundi. La candidate PS s'exprime dans un premier temps sur le rôle que pourrait jouer son ancien adversaire pour l'investiture PS, Dominique Strauss-Kahn, dans le gouvernement qu'elle formerait. "Dominique est présent à mes côtés, à sa demande, et je m'en félicite, c'est un homme talentueux et imaginatif, il pourrait être un très bon Premier ministre si tel est mon choix", dit-elle.
Ségolène Royal revient ensuite sur la possibilité de nommer François Bayrou à la tête de son gouvernement. "Je l'ai déjà dit : par définition, je ne m'interdis rien", réaffirme-t-elle. Mais la candidate PS assure que rien n'est encore arrêté, et "qu'il faut respecter les étapes". Maintenant c'est à François Bayrou "de se définir", dit-elle. "S'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi", ajoute-t-elle.
"Sortir de l'affrontement bloc contre bloc" : Evoquant les législatives de juin, Ségolène Royal précise en outre que "si une majorité présidentielle se constitue, ainsi qu'un gouvernement, il faudra un accord entre organisations pour constituer une majorité parlementaire, capable de mettre en oeuvre le pacte présidentiel". Ségolène Royal indique cependant qu'elle écarte "pour l'instant la question des coalitions", assurant qu'elle réussira "sur certains thèmes fondamentaux" à "sortir de l'affrontement bloc contre bloc".
Lors d'un point presse au siège du PS, François Hollande a lui réaffirmé, à propos du rapprochement entre Ségolène Royal et François Bayrou, que c'est "vers les électeurs et seulement les électeurs qu'il faut se tourner" pour construire avec eux "une majorité" et non pas "avec des familles et des forces politiques". Le Premier secrétaire du PS a estimé qu'il fallait "prendre le meilleur Premier ministre correspondant a la situation politique". Est-ce que ce pourrait être François Bayrou ? "Je ne le crois pas", a-t-il répondu.