Les proviseurs tapent sur les doigts du ministère

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

Les proviseurs tapent sur les doigts du ministère

Proviseurs et principaux ont manifesté dimanche à Paris pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail. Gilles de Robien s'est dit dimanche soir "conscient des difficultés" rencontrées par les chefs d'établissement du secondaire.

Ils ne s'étaient pas fait entendre depuis 12 ans. Les proviseurs des lycées, les principaux des collèges et leurs adjoints ont manifesté dimanche dans les rues de Paris pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail. Mobilisés à l'appel du principal syndicat des chefs d'établissement, le SNPDEN-Unsa (75% aux élections), les manifestants étaient entre 3 100 (selon la préfecture de police de Paris) et 5 000 (selon les organisateurs).

A l'issue du défilé, une délégation a rencontré le directeur de cabinet du ministre de l'Education nationale. "A cette occasion, le directeur de cabinet a rappelé la considération du ministre pour le travail accompli" par les chefs d'établissement "et leurs équipes", et a "confirmé la volonté de Gilles de Robien de trouver de nouvelles solutions pour améliorer l'organisation et le fonctionnement des établissements scolaires et l'amélioration des conditions de travail des chefs d'établissement", indique un communiqué du ministère.

"Marges de manoeuvre" :  S'exprimant sur France Info, Gilles de Robien s'est dit dimanche soir "conscient des difficultés" que rencontrent dans leur "métier extrêmement compliqué" les chefs d'établissement du secondaire. Le ministre de l'Education nationale a déclaré que "pour 2007, (il) laisse les mêmes moyens administratifs (aux intéressés, ndlr) alors que le nombre d'élèves en secondaire baisse".

Pour les autres revendications, "la concertation est en cours" et les syndicats "ont eu beaucoup de contacts avec le ministère", a indiqué Gilles de Robien. Des réunions de travail se tiendront les 1er, 8 et 15 décembre. De plus, les chefs d'établissement ont déjà obtenu quelques avancées, a expliqué Gilles de Robien : "revalorisation des carrières", "échelons franchis plus rapidement", et "primes en fonction de la taille de l'établissement qu'ils dirigent". Mais "il y a encore des marges de manoeuvre", a-t-il estimé.

"Conditions inacceptables" :  Plutôt bon enfant, le défilé s'est déroulé dimanche sans incident. "Notre priorité : les élèves", "de la cohérence, de la confiance", "de meilleures conditions d'exercice pour l'école de la réussite", pouvait-on lire sur les banderoles brandies par les manifestants venus des quatre coins de France.

Ces chefs d'établissement remettent en cause le fonctionnement du système car ils "sont contraints de diriger dans des conditions inacceptables", selon le SNPDEN-Unsa, qui cite "des tâches multiples et désordonnées (...) outrepassant leurs missions d'éducation et sans moyens supplémentaires", "des équipes de direction incomplètes" et une multiplication des contrats précaires "entraînant des rotations continues et néfastes".

Plutôt bon enfant, le défilé s'est déroulé dimanche sans incident. "Notre priorité : les élèves", "de la cohérence, de la confiance", "de meilleures conditions d'exercice pour l'école de la réussite", pouvait-on lire sur les banderoles brandies par les manifestants venus des quatre coins de France.Ces chefs d'établissement remettent en cause le fonctionnement du système car ils "sont contraints de diriger dans des conditions inacceptables", selon le SNPDEN-Unsa, qui cite "des tâches multiples et désordonnées (...) outrepassant leurs missions d'éducation et sans moyens supplémentaires", "des équipes de direction incomplètes" et une multiplication des contrats précaires "entraînant des rotations continues et néfastes".
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