Une rencontre au sommet pour calmer les tensions
Une rencontre au sommet pour calmer les tensions Une réunion entre Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et des députés UMP" va avoir lieu rapidement pour faire cesser "les tensions au sein de l'UMP". Mardi matin, la réunion de bureau des députés UMP a été houleuse, selon plusieurs participants.
La très grande majorité des parlementaires UMP ne supporte plus les fortes tensions réapparues depuis ce week-end au sein de la majorité. Ainsi, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie et plusieurs députés vont participer "très prochainement" à une "réunion de conciliation". L'annonce a été faite mardi en milieu de journée par le président de groupe Bernard Accoyer. Dans la matinée, la réunion de bureau des députés UMP avait été houleuse, selon plusieurs participants. En revanche, celle du groupe a été particulièrement glaciale pour le Premier ministre qui y a assisté durant un quart d'heure.
"Ca suffit !" Tel est le message qu'ont voulu adresser au chef du gouvernement et son fidèle ministre François Goulard les députés UMP. Certains parlementaires sarkozystes, très énervés par l'attitude de Dominique de Villepin ces derniers jours, ont menacé de ne pas voter un prochain projet de loi. Le premier vice-président du groupe, Jean Leonetti, les a mis en garde, expliquant que cela risquait "de casser la majorité". Il a observé que "la cohésion du groupe était la force de la majorité".
Sarkozy plébiscité par les sympathisants UMP : A l'issue de la réunion, le sarkozyste Bernard Deflesselles a déploré que le conseil national de l'UMP de jeudi dernier ait été "gâché, parce que les médias ont repris un couac qui n'a pas lieu d'être". Michèle Alliot-Marie avait alors été sifflée pour avoir critiqué certaines positions du président de l'UMP.
"Il y a eu aussi des déclarations ministérielles intempestives, une en particulier, de François Goulard, qui nous explique que la parole n'a pas été libre au conseil national, ce qui est complètement faux". "Il critique le projet du parti qui a été adopté à 92%. Il faut que ça cesse (...) Maintenant ça suffit", a-t-il ajouté. Et d'affirmer que Nicolas Sarkozy était "très serein, les sondages montrant qu'il était plébiscité à droite".
Après une période plutôt calme, la journée de dimanche avait mis le feu aux poudres à l'UMP. Dominique de Villepin avait affirmé que "rien n'était joué" pour la désignation du candidat UMP à la présidentielle, tandis que le ministre François Goulard avait jugé Nicolas Sarkozy "incapable d'admettre un avis différent du sien" dans une interview au vitriol dans Le Parisien.