Juppé:"Chirac a un bilan contrasté comme les politiques là depuis longtemps"

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Juppé:"Chirac a un bilan contrasté comme les politiques là depuis longtemps"

Alain Juppé, maire de Bordeaux, a affirmé lundi que Jacques Chirac avait "un bilan contrasté comme tous les hommes politiques qui ont fait de la politique pendant très longtemps".

"Quand j'ai dit que j'étais +droit dans mes bottes+, ça m'a fait beaucoup de mal parce que cette expression est apparue comme provocatrice. Mais +droit dans ses bottes+, ça veut dire avoir du courage, le courage parfois de défendre ses amis", a affirmé l'ancien Premier ministre à i-télé/Le Monde/France Inter.

"L'année dernière, on a vu un déchaînement anti-Chirac qui était nauséabond. Il y avait des livres qui paraissaient semaine après semaine dans lesquels on le traînait dans la boue. Je n'ai pas trouvé cela très bien!", a-t-il déploré.

Selon lui, Jacques Chirac "a un bilan qui est contrasté, comme tous les hommes politiques qui ont fait de la politique pendant très longtemps. Il a fait des choses bien, il a fait des choses moins bien. Mais je lui garde de l'estime et de l'amitié".

Alain Juppé a également estimé que "dans les circonstances actuelles", il ne pensait pas que Jacques Chirac briguerait un nouveau mandat.

A propos de l'UMP, il a dit qu'il ne voulait "pas entrer dans les querelles de mots: rupture, pas rupture" mais "je préfère utiliser le mot innovation", a-t-il précisé. "La France a besoin d'innovation ne pas avoir peur de la mondialisation. Et pour cela il faut innover", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les querelles entre sarkozystes et chiraquiens, il a affirmé: "Aujourd'hui, au Parti socialiste, tout baigne dans le sourire. On a oublié qu'il y a trois semaines, Ségolène Royal se faisait siffler par certains militants socialistes. Alors, ce n'est pas très surpenant qu'aujourd'hui, Michèle Alliot-Marie se fasse siffler par certains militants UMP. C'est la vie telle qu'elle va".

"Il est normal qu'il y ait un débat à l'UMP, ça ne me choque pas. Ce qui me choquerait beaucoup en revanche, c'est que à un certain moment on ne prenne pas de décision. Après le temps du débat, qui est le temps d'aujourd'hui, il faudra que vienne le temps de la décision qui doit se faire dans le cadre et les procédures de l'UMP", a-t-il affirmé.

Enfin, l'artisan de l'UMP dont il fut le premier président, a également affirmé que "l'idée d'avoir dans une démocratie comme la France deux grandes formations politiques qui ont vocation à alterner est une idée saine. Regardez ce qui se passe en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Amérique du Nord. C'est la démocratie un peu avancée, moderne" et "ça n'empêche pas qu'il y ait place pour d'autres formations charnières", a-t-il ajouté.
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Publié dans Présidentielle 2007

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