Le meurtrier présumé de Nicolas a avoué
Le meurtrier présumé de Nicolas a avouéL'ancien compagnon de la mère du petit garçon, retrouvé étranglé samedi matin, "a passé des aveux circonstanciés", a affirmé le procureur. "Selon ses déclarations, il aurait tué le petit Nicolas (vendredi) entre 14h30 et 15h", a ajouté le procureur
Le meurtrier présumé de Nicolas, 10 ans, dont le corps a été retrouvé samedi matin aux Abrets, dans l'Isère, a avoué aux enquêteurs avoir tué l'enfant, a déclaré le procureur de la République de Bourgoin-Jallieu. L'ex-compagnon de la mère de Nicolas "a passé des aveux circonstanciés", a affirmé samedi soir le procureur, Bertrand Nadau. "Selon ses déclarations, il aurait tué le petit Nicolas (vendredi) entre 14h30 et 15h", a-t-il ajouté.
"L'enfant a été étranglé et violenté. La mort remonterait à vendredi vers 17h30", avait indiqué dans un premier temps le procureur. "La deuxième personne qui avait été placée en garde à vue a été mise hors de cause et sera remise en liberté", a également affirmé Bertrand Nadau.
Le meurtrier présumé, interpellé quelques heures seulement après le crime, a conduit lui-même les enquêteurs, samedi vers 09h30, sur le lieu où se trouvait le corps du petit Nicolas, porté disparu depuis vendredi après-midi.
Huées des habitants : Selon des voisins, cet ex-compagnon est un ouvrier d'une quarantaine d'années qui travaillait dans une fabrique de meubles au Pont-de-Beauvoisin, dans l'Isère, à quelques kilomètres des Abrets. Il a lui-même une fille âgée d'une dizaine d'années. Toujours selon un voisin, lors d'une précédente rupture, le meurtrier présumé avait incendié le véhicule de son amie de l'époque. Toutefois, un autre témoin le décrit comme un "homme très gentil".
Selon un de ses collègues, il n'était pas venu travailler vendredi après-midi. Samedi en fin d'après-midi, le meurtrier présumé a été brièvement ramené à son domicile, sous les huées des habitants, par les gendarmes qui ont procédé à une perquisition. D'après le voisinage, le petit Nicolas vivait en alternance chez son père et sa mère. Samedi matin, son père, vendeur dans un magasin de bricolage, avait distribué à la population des avis de recherche avec la photo en couleurs de l'enfant.
"Deux personnes portant des capuches" : Le garçonnet avait été aperçu pour la dernière fois vendredi entre 16 heures et 17 heures dans les rues de la commune des Abrets, village de près de 3000 habitants situé à une quarantaine de kilomètres au nord de Grenoble et où il était domicilié. "Vers 17 heures, j'ai vu Nicolas qui était entraîné par deux personnes portant des capuches", a affirmé un jeune ouvrier entendu par la police dès vendredi soir et qui passe pour être le dernier à avoir vu la victime. "Il avait l'air inquiet mais j'ai pensé qu'il était peut-être avec des gens de sa famille", a-t-il ajouté, signalant n'avoir pas vu le visage des deux personnes, "du fait des capuches".
Dans le cadre des recherches, une centaine de gendarmes avaient été mobilisés, appuyés notamment par un hélicoptère venu de Lyon. Ces recherches, débutées vendredi soir avec l'aide de maître-chiens, avaient duré toute la nuit. Les enquêteurs se sont attachés notamment à faire le point sur l'environnement familial de l'enfant.