Délinquance: Villepin contre les "peines plancher"

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Délinquance: Villepin contre les "peines plancher"

Le Premier ministre Dominique de Villepin se prononce contre les "peines plancher" pour les délinquants récidivistes, dans une interview à paraître vendredi dans le quotidien régional L'Est républicain.
Le Premier ministre Dominique de Villepin, le 7 novembre 2006 à Paris


"Faut-il aller jusqu'aux peines plancher ?
Je ne le crois pas. Pour qu'une peine soit efficace, il faut qu'elle soit personnalisée. Ce qui compte, ce n'est pas d'alourdir à l'excès les sanctions sur le papier, c'est de s'assurer que les sanctions soient effectivement appliquées sur le terrain", a affirmé le Premier ministre.

"La loi a déjà durci les sanctions à l'égard des récidivistes, notamment en prévoyant l'incarcération des récidivistes violents ou en limitant les réductions de peine", a-t-il précisé.

D'autres dispositions visent à améliorer l'efficacité de la lutte contre la délinquance et les violences, comme l'"élargissement de la gamme des sanctions", la "présentation immédiate des mineurs", "les nouvelles incriminations contre les guet-apens" ou encore le fait que "les mineurs de plus de 16 ans pourront encourir la même peine qu'un majeur lorsque le juge décidera d'écarter l'excyse de minorité", a remarqué Dominique de Villepin,

Plusieurs députés UMP sarkozystes ont plaidé mercredi à l'Assemblée nationale pour l'introduction de "peines plancher" ou "peines minimales" pour les délinquants multirécidivistes dans le projet de loi sur la délinquance du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Le sujet oppose Nicolas Sarkozy au ministre de la Justice Pascal Clément, qui ont affiché leur désaccord sur ce thème mercredi lors d'une audition commune par la Commission des lois de l'Assemblée nationale.

"Une maison c'est mieux avec un plafond et un plancher", a lancé Nicolas Sarkozy, assurant cependant ne pas être "un idéologue de la question" à condition qu'il y ait "l'effectivité d'une peine dissuasive et qu'un multirécidiviste ne soit pas traité comme un primo-délinquant".

Le garde des Sceaux a rétorqué que la question "avait été longuement travaillée par l'Assemblée nationale et tranchée" et que "l'automaticité (des peines) avait été définitivement écartée".

"Il serait bien d'attendre que la loi sur la récidive (NDLR, adoptée en novembre 2005) fasse ses preuves", a ajouté Pascal Clément.
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Publié dans Présidentielle 2007

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