Nicolas Sarkozy se situe dans la droite ligne du général de Gaulle

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

  Nicolas Sarkozy se situe dans la droite ligne du général de Gaulle

Nicolas Sarkozy s'est placé dans la droite ligne du général de Gaulle, en invoquant lors d'une réunion publique à Saint-Etienne le fondateur de la Vè République pour prôner une nouvelle fois la "rupture" dans la façon de faire de la politique. Nicolas Sarkozy salue ses partisans, le 9 novembre 2006 à Saint-Etienne

Devant quelque 5.000 personnes, le quasi-candidat à l'élection présidentielle de 2007 a aussi plaidé avec ferveur, lors de cette réunion publique portant sur "La France dans la mondialisation", pour un "nouvel humanisme" face à la globalisation qui recèle "des espoirs" mais aussi "des périls".

"De Gaulle a toujours été l'homme de la rupture", a-t-il lancé. "C'est ici parmi vous à Saint-Etienne que je voulais être en ce 9 novembre. Le 9 novembre 1970, il y a trente-six ans, le général mourait à Colombey-les-deux-Eglises, beaucoup de Français se sont sentis orphelins", a affirmé M. Sarkozy.

Il tenait ainsi à rendre un hommage appuyé à Charles de Gaulle, alors qu'il n'avait pas été invité, a-t-il affirmé à la presse, à se joindre à Jacques Chirac, qui s'est rendu jeudi sur la tombe du général. Le président de la République était accompagné de son Premier ministre Dominique de Villepin et son ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.

"On ne m'a pas invité. Je n'ai pas demandé à l'être", a confié M. Sarkozy aux journalistes avant la réunion publique, ajoutant: "si j'avais été invité, j'ai l'habitude de répondre aux invitations du président de la République".

"C'est en pensant à l'exemple (du général de Gaulle) que j'en appelle à la rupture avec nos échecs" et "que je veux rompre avec une certaine façon de faire de la politique", a-t-il dit.

Entouré de plusieurs de ses collègues du gouvernement, Pascal Clément (Justice), Dominique Perben (Transports) Christine Lagarde (Commerce extérieur) et de son conseiller politique François Fillon, chargé du projet législative du parti pour 2007, il a également lancé: "je veux créer une nouvelle relation avec les Français faite de respect de la parole donnée, de vérité, d'authenticité, d'honnêteté".

Le président de l'UMP a également plaidé pour "un nouvel humanisme fondé sur la responsabilité plutôt que sur la précaution, la compréhension et le respect plutôt que la rivalité, la fraternité plutôt que sur l'égoïsme".

"La France a vocation à promouvoir ce nouvel humanisme (...) Je veux être l'homme qui dénonce les injustices pour mieux les combattre. Sans un diagnostic courageux, on ne peut s'attaquer aux causes du mal", a-t-il dit.

"Je refuse toute présentation idyllique de la mondialisation. Je ne ferai pas croire que tout le monde y gagne", a insisté M. Sarkozy, même s'il a aussi vanté les "progrès immenses" qu'a entraînés ce phénomène.

Le très probable candidat UMP en 2007 n'a pas évoqué ses rivaux socialistes pendant le meeting mais avec la presse peu auparavant, il avait stigmatisé Ségolène Royal, la socialiste favorite des Français, selon les sondages.

Au regard de ses déclarations, notamment sur le nucléaire civil iranien, il a asséné: "je comprends l'inquiétude de certains camarades. On le saurait à moins".

A mi-discours, une panne électrique a plongé le parc des expositions de Saint-Etienne dans le noir. Selon l'UMP, "des syndicalistes" auraient provoqué cette panne qui n'a toutefois pas perturbé la suite de la réunion, le micro à l'aide duquel M. Sarkozy s'exprimait fonctionnant toujours et la scène continuant d'être éclairée, grâce à un système de secours mis en place par les organisateurs.
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Publié dans Actualités

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