Sarkozy voit en De Gaulle "l'homme de la rupture"

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

   Sarkozy voit en De Gaulle "l'homme de la rupture"

En meeting à St-Etienne, le président de l'UMP a rendu hommage au général et défini le rôle d'un "Etat fort et protecteur" contre les méfaits de la mondialisation. Il s'est prononcé pour la suppression de la taxe proffesionnelle.

Pour son sixième discours de pré-campagne, Nicolas Sarkozy a voulu s'adresser aux travailleurs, aux salariés, aux classes populaires plutôt qu'aux élites économiques. Dans son introduction, il a rendu hommage au général de Gaulle, affirmant qu'il "avait toujours été l'homme de la rupture"."C'est en pensant à cet exemple que j'en appelle à la rupture avec nos échecs, que je refuse la répétition d'un passé qui ne serait plus accordé avec le monde d'aujourd'hui", a ajouté le probable candidat de l'UMP à la présidentielle qui n'a pas été invité à Colombey-Les-Deux-Eglises où se trouvait le matin Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

Jeudi soir, Nicolas Sarkozy a centré son intervention sur les conséquences de la mondialisation et les nouvelles protections qu'elle exige. Refusant le discours des idéologues de tous poils, il a affirmé que "la vérité, c'est que la mondialisation exige un Etat fort, une cohésion sociale et territoriale forte et une identité collective forte". Le président de l'UMP a tenu à préciser qu' "un Etat fort n'est pas un Etat qui empile les dépenses inefficaces et pénalise le travail". C'est un Etat qui encourage l'initiative individuelle.

Pour un vrai service minimum : 
Avec des accents humanistes, il a proposé certaines mesures destinées à encourager le travail : la suppression de toutes les charges sur les heures supplémentaires, une politique de hausse du pouvoir d'achat, la mise en place d'un contrat de travail unique et la création d'un compte épargne formation individuel. Nicolas Sarkozy a proposé également la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par une taxe moins pénalisante pour l'investissement. Défendant des services publics forts, il s'est prononcé pour l'instauration d'un vrai service minimum garanti par la loi, ainsi que pour l'obligation systématique d'un vote à bulletin secret après le 8e jour d'une grève ininterrompue.

Abordant la question européenne, le président de l'UMP a rappelé son engagement pour l'Europe mais critiqué le fonctionnement actuel de l'Union. "Je ne puis accepter une Europe qui se complaise dans l'impuissance", a-t-il affirmé, faisant référence à l'absence de volontarisme dans la bataille économique mondiale. Il s'est prononcé pour la préférence communautaire et la fin du dumping fiscal qui profite à certains Etats membres.

Ségolène Royal en ligne de mire :  Avant son meeting, Nicolas Sarkozy s'était livré devant la presse à quelques commentaires ironiques sur la favorite socialiste des sondages...  Il avait ainsi affirmé qu'au regard de certaines déclarations de Ségolène Royal, il comprenait "l'inquiétude de certains camarades". Rappelant qu'elle s'était déclaré opposée au nucléaire civil pour l'Iran, il a affirmé: "si n'importe quelle autre personnalité politique avait osé dire cela, je vois déjà les articles enflammés sur le manque de sérieux" de cette personnalité.

"Après avoir lancé un appel à Bill Clinton pour résoudre le problème du Hezbollah, après avoir dit: +si j'étais un homme, est-ce que vous me poseriez cette question ?+, après avoir dit en Corse qu'elle ne parlerait pas de ce qui ne va pas, après avoir annulé une conférence de presse à Bruxelles, maintenant, Ségolène Royal veut interdire à une nation souveraine de se doter d'une source d'énergie civile", s'est exclamé le patron de l'UMP.

Publicité

Publié dans Présidentielle 2007

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article