Schwarzenegger réélu triomphalement gouverneur de Californie
Schwarzenegger réélu triomphalement gouverneur de CalifornieLe républicain Arnold Schwarzenegger a été triomphalement réélu mardi gouverneur de Californie, l'Etat américain le plus peuplé qui est pourtant d'habitude acquis aux démocrates. Arnold Schwarzenegger fête sa réélection au poste de gouverneur de Californie le 7 novembre 2006
Culturiste, star de Hollywood puis homme politique, Arnold Schwarzenegger, s'est bâti à force de volonté une image d'homme à qui tout réussit, même si l'exercice du pouvoir lui a appris la science du compromis.
"J'adore faire des suites", a lancé mardi soir le charismatique ex-"Terminator", reconduit avec plus de 57% des voix, selon des résultats portant sur plus de la moitié des bureaux de vote.
Elu pour la première fois en octobre 2003 sous l'étiquette républicaine pour diriger l'Etat américain le plus riche et le plus peuplé, Arnold Aloïs Schwarzenegger, qui se qualifie d'immigré "reçu à bras ouverts par l'Amérique", est né il y a 59 ans près de Graz (Autriche).
Passionné de culturisme, il participe à des concours de musculation dès la fin de son service militaire. A 20 ans, le colosse de 1,88 m remporte son premier titre de "Monsieur Univers" à Londres.
En 1968, il débarque aux Etats-Unis où il conquiert quatre nouveaux titres de "M. Univers". Il décroche un diplôme d'économie à l'université du Wisconsin (nord) et à 22 ans, il est déjà millionnaire, montrant un sens certain des affaires dans l'immobilier et la vente de matériels de musculation.
Mais c'est le cinéma qui l'attire. Malgré son physique impressionnant, ses débuts sont laborieux et il commence dans de médiocres séries B, avant d'être remarqué en 1976 dans "Stay Hungry", puis "Pumping Iron" et de triompher en 1982 avec "Conan". Suivent une série de succès mondiaux, comme les trois "Terminator".
Devenu américain en 1983, il se veut "conservateur" en économie mais "progressiste" pour certaines questions de société, attitude qui séduit les électeurs californiens, normalement acquis aux démocrates.
Les révélations qui ont émaillé la campagne de 2003 sur sa jeunesse turbulente (frénésie sexuelle, drogue et produits dopants) n'ont pas interrompu son ascension.
Arnold Schwarzenegger, qui vient d'apprendre sa réélection, fait valser sa belle-mère Eunice Kennedy Shriver le 7 novembre 2006 à Beverly Hills
Après son arrivée au pouvoir suit un "état de grâce" marqué par des mesures spectaculaires (renoncement à son salaire, lancement d'un emprunt, suppression de taxes) qui confirment sa popularité, au zénith en mai 2004 avec 65%, voire 70% d'opinions favorables.
Resté acteur dans l'âme, il ne recule devant aucune mise en scène lors de ses apparitions publiques, reprenant souvent les répliques de ses films.
Mais les tentatives de celui que les Californiens surnomment le "gouvernator" de faire passer des mesures en force, via des référendums, face à une opposition démocrate dont il traite les élus de "femmelettes", sont mal reçues et finissent par échouer.
Sa popularité baisse à 35% tandis que les autorités de son pays natal coupent les ponts en décembre 2005 après qu'il a refusé de gracier un condamné à mort devenu symbole de la non-violence, Stanley Williams.
L'année 2006 sera celle d'un spectaculaire rétablissement. Faisant acte de contrition, M. Schwarzenegger parvient à des compromis avec les démocrates, majoritaires au Parlement local, et étouffe ainsi la campagne de leur candidat, le pâle technocrate Phil Angelides.
Parmi les mesures ainsi adoptées, un ambitieux plan d'infrastructures et surtout des lois sur la restriction des émissions de gaz à effet de serre et le financement de la recherche sur les cellules-souches.
Ces prises de position sont en contradiction avec la politique de George W. Bush, un allié politique dont M. Schwarzenegger se démarque scrupuleusement. Il n'a par exemple participé qu'à la dernière minute à sa campagne victorieuse en 2004.
Le "gouverneur-star", qui a gardé un fort accent allemand, a épousé en 1986 une nièce du président John F. Kennedy, la journaliste Maria Shriver, avec qui il a eu quatre enfants.
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