Jusqu'à 18 ans de prison pour avoir brûlé un vigile
Jusqu'à 18 ans de prison pour avoir brûlé un vigileHuit jeunes ont été jugés en appel pour avoir défiguré un vigile avec un cocktail molotov en 2002. Pour quatre des accusés, les peines sont plus sévères que celles prononcées lors d'un premier jugement en décembre 2004.
Huit jeunes ont été condamnés à des peines allant de 7 à 18 ans d'emprisonnement, jeudi en appel, par la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, pour avoir brûlé et défiguré un vigile d'un hypermarché de Nantes avec un cocktail molotov en 2002.
Les condamnations prononcées par les jurés à l'issue de 8 heures de délibération sont plus sévères que celles de la cour d'assises des mineurs de Loire-Atlantique lors d'un premier jugement en décembre 2004 pour quatre des accusés, dont trois qui comparaissaient libres vont retourner en prison. Elles ont en revanche été allégées pour deux des principaux accusés, notamment Issam ben Ghaouia, qui a vu sa peine ramenée de 20 à 12 ans de réclusion, et Ludovic Matthieu qui a vu sa peine réduite à 10 ans contre 12 prononcés à Nantes.
Salle comble : La plus grosse peine a été prononcée contre le commanditaire présumé de l'attaque du vigile, Saber Douaifia, qui a vu sa peine de 18 ans de réclusion confirmée par les jurés de Rennes. La cour d'assises d'appel a confirmé l'acquittement de deux des dix jeunes qui comparaissaient devant elle pour l'attaque qui avait grièvement blessé et mutilé le vigile le 18 mars 2002 dans un quartier sensible de l'aégglomération nantaise.
Le verdict a été rendu dans le calme devant une salle comble, contrairement à ce qui s'était passé en première instance.