Grièvement brûlée dans l'incendie d'un bus à Marseille

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

 Grièvement brûlée dans l'incendie d'un bus à Marseille

Nicolas Sarkozy a annoncé l'envoi de deux compagnies de CRS supplémentaires à Marseille. Dominique de Villepin tiendra lundi une réunion. Brûlée à près de 70%, la jeune femme se trouve entre la vie et la mort.

La Marseillaise de 26 ans, grièvement brûlée dans l'incendie d'un bus samedi soir à Marseille, est toujours entre la vie et la mort, a indiqué dimanche l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (APHM). "Il n'y a pas d'évolution. Son état est toujours très préoccupant et le pronostic vital engagé. C'est très grave", a déclaré un porte-parole. Cette Marseillaise d'origine sénégalaise, est brûlée à "près de 70% de la surface du corps", a-t-il précisé. Elle est hospitalisée au Centre régional des grands brûlés de Marseille. Cette jeune femme est la première victime grave des violences urbaines, un an après la première nuit d'émeutes en 2005.

Samedi soir, le bus de la Régie des transports de Marseille (RTM) semble avoir été pris dans un "vrai guet-apens", selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume. Relevant d'une procédure criminelle, l'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire. Les premiers témoignages de certains passagers et de la conductrice permettent à la police d'esquisser les grands traits de l'attaque.

"Visages encagoulés" :  Le bus, de la ligne 32, assurant la liaison entre le centre-ville et les quartiers nord réputés difficiles, aurait été agressé une première fois dans son trajet aller, des jeunes gens tentant en vain de monter à bord. Ils auraient attendu au même arrêt, situé à la frontière des quartiers nord et à proximité d'une cité, que le même véhicule repasse dans le sens inverse pour cette fois l'obliger à s'arrêter "par un mécanisme qu'il faut vérifier", selon le magistrat.

Il est alors 21H15, et ces "adolescents" au visage dissimulé dans leur capuche forcent les portes du bus où sont assis une dizaine ou une douzaine de personnes, répandent de l'essence et y mettent le feu avant de prendre la fuite, selon une source policière. Outre trois personnes indisposées par les fumées, une jeune femme, grièvement atteinte, est conduite en urgence dans un service spécialisé: "Ses jours sont en danger, elle est brûlée à près de 60% de la surface du corps", a précisé la direction de la communication de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). "Son état est gravissime", a renchéri le procureur Jacques Beaume un peu plus tard dans la nuit.

Appel à témoins :  Le magistrat a appelé les passagers, vite rentrés chez eux pour la plupart,  à se faire connaître. "On a besoin de leurs témoignage", a-t-il insisté. Marseille avait été largement épargnée par les troubles de l'automne passé. Aucun incident particulier n'avait été signalé dans la nuit de vendredi à samedi, date anniversaire du début des émeutes urbaines. "C'est bien la preuve que les quartiers nord de Marseille réputés "à l'abri" sont tout aussi capables que la banlieue parisienne de générer des incidents très graves", a déclaré Bernard Coumes, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance.

Dominique de Villepin a annoncé dimanche qu'il tiendrait lundi à Matignon une réunion sur la sécurité et les transports publics. Le Premier ministre fait part "son indignation devant cet acte de violence" et affirme que "tout est mis en oeuvre pour que les auteurs de ce crime soient interpellés dans les meilleurs délais".  Nicolas Sarkozy va quant à lui mettre "2 compagnies républicaines de sécurité supplémentaires" à la disposition du préfet des Bouches-du-Rhône. Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs téléphoné dimanche matin à la famille de la jeune femme. Il s'est sucessivement entretenu "avec son frère qui habite lui aussi Marseille et son père qui réside au Sénégal" et "a pris des nouvelles de son état de santé auprès du médecin qui la soigne", précise le ministère dans un communiqué. Jacques Chirac a quant à lui exprimé "son horreur devant cet acte ignoble".

Dimanche matin, aucun bus ne circulaient à Marseille, les chauffeurs ayant décidé d'exercer leur droit de retrait. Les deux lignes du métro fonctionnent normalement, a cependant précisé la Régie des Transports de Marseille (RTM).

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Publié dans Faits divers

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P
Je trouve cela honteux, aujourd'hui une jeune femme victime et demain ce sera qui? un enfant, une personne agée, encore une personne handicapée? pour leur faire comprendre a ces jeunes il faudrait des peines beaucoup plus lourdes. Perpétuité pour ceux qui ont lancé de l'essence sur le bus avec des passagés, parce ce que en jetant de l'essence sur un bus on sait tres bien ce que ca fera si il y a des personnes a l'interieur.
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V
Eh voila une jeune fille gravement brulée on attends quoi pour faire vraiment de la repression avec des individus ignobles ah elle est belle la france !!
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A
C est tout simplement scandaleux la justice n est pas assez severe,on doit sevir avec ce genre d individus.
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S
Je pense que les politiques ne veulent pas se mouiller à quelques mois des élections. La France va vivre comme ça: des bus incendiés et des incidents que l'on va minimiser, des gens agressés et choqués.... Que fait ce gouvernement, qui pilote la navire France ????
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J
Gageons que nos juges sauront trouver des circonstances atténuantes à ces pauvres bouts de choux pour leur éviter la prison. voila à quoi mène une justice française qui a oublié depuis longtemps de prononcer des peines exemplaires. Notre dégoût passera par les urnes
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