Le "deuxième round" vu du PS... et de l'UMP

Publié le par Le Net Et Ses Dangers

 Le "deuxième round" vu du PS... et de l'UMP

François Hollande parle d'un débat "de qualité" qui permettra aux militants de "faire leur choix", l'UMP dénonce "un Parti socialiste en panne d'idées". Alors qu'au sein du PS, les partisans des uns et des autres crient chacun victoire, un député proche de Henri Emmanuelli annonce son ralliement à Ségolène Royal.

Réactions au PS :

François Hollande, premier secrétaire du PS : "C'était un débat de qualité qui faisait honneur aux socialistes, et qui, en même temps, faisait apparaître des différences qui justifient des choix", même "si le socle demeure le projet socialiste. On ne pourra pas dire que les socialistes, quand ils prendront leur décision les 16, et peut-être 23 novembre, n'auront pas été éclairés. Toutes les conditions, et le parti y a veillé, d'un choix clair et respctueux auront été remplis".

Claude Bartolone, directeur de campagne de Laurent Fabius : "Cela commence à être un vrai débat. On a vu une candidate qui a été obligée à plusieurs reprises de subir un oral de rattrapage, revenant sur un certain nombre d'idées pour corriger sa copie : elle parle maintenant de camps humanitaires au lieu d'encadrement militaire pour les jeunes primo-délinquants, et, à l'entendre, les "jurys citoyens" ne seraient rien d'autre que la démocratie participative telle qu'elle fonctionne jusqu'à présent".

Jean-Christophe Cambadélis, député strauss-kahnien : "Comme on dit au football, les trois ont hissé leur niveau de jeu. Pour autant, Ségolène Royal était sur la défensive, Laurent Fabius offensif mais hors jeu, et Dominique Strauss-Kahn constructif : il a réussi à donner un sens à la refondation républicaine qu'il préconise".

Jean-Louis Bianco, un des trois porte-parole de Ségolène Royal : "Il n'y a pas photo. Elle (Ségolène Royal) a dominé ce débat de bout en bout. Le débat s'est déroulé sur ses thèmes, sur ses propositions. Les deux autres étaient sur la défensive, l'un se sentant obligé de répéter toutes les cinq minutes qu'il est concret et l'autre qu'il est élu de Sarcelles".


Réaction à l'UMP :  Communiqué des deux porte-parole, Luc Chatel et Valérie Pécresse : L'UMP dénonce "un Parti socialiste en panne d'idées et à la remorque de l'UMP". Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal "n'ont fait que débattre autour de propositions soit formulées par le président de l'UMP Nicolas Sarkozy", ont assuré les deux responsables UMP, en citant "réforme de la carte scolaire, discrimination positive, études surveillées à l'école", soit "mises en oeuvre par le gouvernement : le maire au coeur de la lutte contre la délinquance des mineurs, loi sur le voile, soutiens scolaires organisées par des étudiants..."

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Publié dans Présidentielle 2007

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